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ADD - Adrien Blatzanar : un mage pas forcement trés frais

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Curumo

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MessagePosté le: 23 Jan 2010 0:22     Sujet du message: ADD - Adrien Blatzanar : un mage pas forcement trés frais Répondre en citant

Je vis le jour dans un paisible village isolé, il y a de cela 83 ans. J’appris bien plus tard que ce village, qui est si cher à mon cœur, est souvent désigné par les citoyens d’une proche ville du royaume de Thay comme un bourbier d’écervelés naïfs et uniquement dignes d’un profond mépris.
D'aucuns de ceux lisant ces mémoires devinent déjà la suite et d’autres la connaissent déjà… Mais n’est-il pas de coutume de prétendre que « le sage lisant correctement l’avenir est plus avili qu’un esclave résigné et plus malheureux qu’un nain rejeté de son clan et de sa famille. »
Mais je m’égare ! Dès ma venue au monde, ma mère me donna un nom simple comme notre vie au village. Ainsi, je fus nommé Adrien. Notre tradition exigeait que nous changions de nom lors de notre passage à l’âge de la maturité. Il n’y avait donc pas d’âge fixe pour cela, mais ce rite était généralement effectué vers l’âge de treize ans. Oui… vous vous interrogez sans doute sur l’usage du mot « rite ». Non, je vous assure qu’il a été choisi avec grand soin. Une fête simple, certes, mais complexe sur le plan émotionnel et spirituel. Mon enfance fut modeste et bercée par un labeur nécessaire à la communauté. Privé de père par un accident de chasse, ce labeur était d’autant plus nécessaire à la famille : ma mère et ma sœur Aelita. Le nom de ma chère sœur vous choque peut-être. Il s’agit du nom d’une elfe ayant grandement aidé notre famille. Ainsi, nous espérions lui prouver notre gratitude et lui rendre honneur.
Au cours de mon adolescence, je fis une bien étrange découverte : j’avais un don ! Celui de pouvoir modifier les choses : repousser une créature hostile par la simple pensée ou encore faire de la fumée pour mieux fuir devant un danger.
J’usais abondamment en toute inconscience et naïveté de cet atout comme je me plaisais à le nommer.

Comme toutes les belles histoires, il y a toujours un souci. Celui-ci est alors annoncé par la phrase fatidique « jusqu’au jour où ». Ne voulant nullement déroger à cette règle, je vais de suite l’utiliser…, et ce, malgré mon inimitié pour cette apostrophe vide de sens. Mais vous ne lisez certes pas ces lignes pour connaître mon état d’âme sur l’utilisation d’une phrase on ne peut plus banale.

Tout allait donc pour le mieux… jusqu’au jour où… ma sœur poussa des hurlements : de douleur, de peur, de désespoir ? Je l’ignorais, mais je devais aller à son aide. J’accourus donc pour me retrouver nez à nez avec un loup. Ce dernier avait acculé ma sœur contre un rocher proche de la lisière de la forêt. Une haine, comme je n’en avais jamais connu auparavant, emplit mon cœur et aveugla mon âme.
J’entrepris de repousser cette bête par ma seule volonté. Un fait inhabituel se produisit : une vague d’énergie partit de mon corps et frappa si violemment le loup qu’il resta couché sur le flanc à quelques mètres de son emplacement initial.
Nous prîmes la fuite en direction du village craignant que la bête ne se réveille. Cet exploit se révéla par la suite être un bienfait et une cruelle nouvelle. Mais de cela, je parlerais plus tard.

Deux jours après l’étrange affrontement et une battue orchestrée par les hommes du village sans avoir obtenu de résultat, les villageois commençaient à douter de notre histoire. Une étrange visite ce soir-là, mit fin aux rumeurs sur la santé mentale de ma sœur. En effet, ma réputation n’étant plus à faire, les gens ne s’interrogeaient plus sur ma folie et la considéraient comme définitivement acquise.
Un homme vêtu d’une simple toge bleu nuit et portant un bâton orné d’une sphère bleue d’aspect quelconque trônant à son sommet vint au village. Il y fut accueilli avec respect, crainte, admiration et une certaine froideur. J’avais alors douze ans. J’évoquai précédemment la simplicité de son habit. Son habit étant propre et d’une certaine finesse, cela constituait déjà, dans mon village natal, un grand signe de richesse. De plus, malgré notre isolement relatif, nous connaissions l’existence et la nature des mages et plus particulièrement les mages rouges de Thay d’une rare cruauté.
Il se présenta sous le nom d’Helphared. Sa présence n’était nullement due au hasard. Une étrange histoire était parvenue à ses oreilles : celle d’un enfant ayant fait usage de la magie instinctivement. Non pas de la magie comme le ferait un ensorceleur, mais de l’énergie pure du firmament… celle-là même que les mages modèlent avec milles précautions.
J’étais, selon lui, ce que l’on nomme « un mage-né » et selon d'autres un fou. Il prétendit alors à ma mère que je courrais un grave danger et que sommeillait en moi une infinie puissance. En regardant rétrospectivement, il aurait été sage de ne pas en faire étalage lorsque j’étais à proximité… Mon orgueil fut démesurément gonflé… et cela créa bien des difficultés par la suite. Mais une fois encore je m’égare. Pardonne les folles tribulations d’un esprit sénile, cher lecteur !
Ainsi, ma mère accepta la proposition de l’étranger par crainte pour ma vie. Il jura qu’il m’instruirait comme il convenait et que je ne manquerais de rien. Cela s’avéra exact pour la seconde partie. Quant à la première, il fit de son mieux avec moi.

Son enseignement était lent, fastidieux et sans résultat probant. Autrement dit, je n’apprenais pas à lancer des sorts, mais me détériorait la vue à déchiffrer d’étranges symboles : la langue Draconique. Mon tuteur parlait peu et souvent par énigme. C’est ainsi que lors d’une de ses longues absences, je commençai un apprentissage personnel… en lisant des livres que mon maitre n’ouvrait jamais en ma présence. Le déchiffrement était long et fastidieux, car l’essence en était profonde et les runes complexes. Le bon sens aurait été de s’arrêter, mais ma soif de pouvoir obscurcissait mon jugement. Ma duperie ne dura qu’un temps cependant : une heure ou deux tout au plus, car un grondement sinistre se fit entendre. Ma surprise fut plus prompte encore que ma duperie : j’aperçus l’espace de quelques secondes une déchirure dans l’espace qui me séparait de la sortie de la pièce. À cette vue, je défailli et ne me réveilla que par les doux soins de mon maitre. Son regard était froid et inspirait une crainte respectueuse. Aucun mot ne fut échangé durant près d’une semaine. Je me sentais souvent faible et nauséeux. Helphared m’observait en permanence : perte de confiance ou craignait-il autre chose ? À cela, je n’avais aucune réponse. Néanmoins, je ne pouvais ignorer sa grande fatigue depuis mon introspection dans ses livres.

Il est amusant de constater la puissance de la mémoire lorsqu’un événement émotionnellement riche survient dans votre vie. C’est pour cela que je me souviens si clairement le premier mot que mon maitre m’adressa lorsqu’il consentit à de nouveau me parler : « Imbécile ! ». Les suivants ne furent guère mieux : « tu as agi comme un sombre et funeste abruti. C’était stupide ! »
En effet, mon attitude l’avait été ! Mais de cela, je n’acceptai rien, gonflé par l’orgueil et la sottise de la jeunesse. À l’énoncé de mon maitre, il semblait que mon exploit ait failli libérer une grande puissance maléfique en ce monde. Il m’apparaissait clairement désormais la raison de son mutisme : étais-je devenu maléfique ou ma nature profonde était-elle vouée au mal. J’en conclus que ces deux questions avaient trouvé une réponse négative dans l’esprit de mon instructeur.
Toujours fier, mais nettement plus réservé sur l’utilisation d’une magie que je ne comprenais pas, j’étudiais de façon sérieuse. Je fis la découverte de l’existence des quatre éléments majeurs : Air, Feu, Eau et Terre. Mais je préférais de loin les quatre « sous-éléments » qui leur sont associés respectivement : Électricité, Feu, Glace et Poison.
J’adulais, tout comme mon maitre, le plus obscur d’entre eux. Méconnue de la plupart et mal maitrisée par de nombreux mages, l’électricité me paraissait être l’élément le plus puissant et le plus valorisant. De là naquirent ma passion et plus tard ma spécialité. Il me fallut huit ans pour maitriser les bases utiles des Arcanes. Et de très nombreuses autres pour en capter les subtilités ultimes et l’essence de la toile de Mystra elle-même… mais mon esprit s’égare une fois encore. Ma plume suivant docilement mes pensées, vous voilà, lecteur, contraint de supporter la sénilité naissante d’un vieil homme. Arriva alors ce jour où je compris ce que j’avais fait par ignorance, il y a huit ans de cela. Bien que différent, mon maitre ouvrit un portail. Cette fois-ci, ce fûmes nous qui allions le traverser dans le but de visiter un autre plan. Il m’emmena dans un lieu qui lui était familier : le plan de l’air. Nous pûmes y rencontre un élémentaire d’Électricité. Même si j’étais encore fort peu sage à cette époque, je fus tout de même assez intelligent pour comprendre l’utilité et la portée d’une pareille rencontre. Face à cet Être, le respect s’imposait et je fus alors empli par la pureté de l’élément de l’Air et la puissance de cette pureté dans le cadre de l’Électricité. « Je vais vouer désormais définitivement ma vie à l’utilisation de cet élément suprême, tout comme un prêtre le ferait pour son dieu », ai-je pensé en cette journée extraordinaire.

J’évoquais plus tôt dans mon récit le bienfait et le méfait de mon premier « exploit magique » envers un loup. En ce qui concerne le bienfait, vous le savez déjà… sauf si vous êtes mauvais comme un démon ou stupide comme une chèvre. Quant au méfait, il se rappela à moi lors du doux été de mes vingt et un ans. J’étudiais les Arcanes à l’entrée de la simple masure de mon instructeur. Je l’entendis plus que je le vis : un loup rôdait à proximité. Mes yeux ne me permettaient aucun doute : le loup de mon enfance avait survécu et se trouvait devant moi. Cette fois-ci, je retins ma main, car il y avait de l’étrange dans cet animal : une aura puissante de magie ou quelque chose s’en approchant.

Ma méditation à son sujet fut écourtée par les propos grossiers d’un mage en toge rouge. Son visage était recouvert de tatouage et il disposait d’un bâton simple en apparence. Il émanait de lui une grande aura de puissance magique. Il semblait, au milieu d’un flot intarissable d’insultes, m’accuser d’un acte d’agression à son égard. Or, je n’avais aucun souvenir de cette personne. C’est à cet instant précis que mon maitre revint de ses « absences » comme je me plaisais à les nommer. Helphared du accepter de relever un défi pour laver l’affront que j’avais soi-disant fait subir à ce rival inconnu. Le prix du gagnant était ma survie. Les deux mages s’affrontèrent en duel jusqu’à la mort de l’un d’eux. C’est du moins ce qui avait été initialement prévu. Mais les éléments voulurent que les choses se déroulassent autrement. L’homme au loup ne put déjouer la puissance de mon maitre. Helphared fut, quant à lui, grandement meurtri et périt le lendemain à la suite de ses blessures. Blessures que je ne pus panser malgré tous les efforts et les soins que je pus lui prodiguer.

Son dernier enseignement fut de m’expliquer la nature de ce loup. « On nomme cela un familier. Il s’agit d’une sorte d’extension de l’esprit du mage qui l’a appelé à lui. » Telles furent ses dernières paroles. Lorsque dans ma jeunesse, je blessai ce loup, j’avais alors, sans le savoir, blessé le mage rouge de Thay. Il me donna également mon vrai nom : mon nom d’adulte que nul ne saurait. Il est de coutume de ne pas révéler ce nom. Seuls la famille, le titulaire et celui qui le lui a donné le savent en général. Vous comprendrez ainsi que je ne l’écrive pas en ces mémoires. La mort de mon père de substitution me fit réaliser à quel point notre vie était éphémère. Aucune vengeance n’était à prodiguer, je ne savais que faire désormais. Sa maison avait été dévastée par une boule de feu du mage de Thay détournée par mon maitre. J’entrepris d’enterrer dignement Helphared. Le mage ayant péri, je pris conscient que ma présence et mon existence présentaient désormais un risque potentiel pour ma famille. J’entrepris alors un long voyage dépourvu de but et particulièrement déprimant. Miné de remords et de culpabilité dans la mort d’Helphared, je commençai à faire des cauchemars toujours plus sombres et angoissants au fil des jours. Pour oublier durant le jour et craignant la nuit, je me mis à boire plus que de raison. Tous sages connaissant les pouvoirs d’un mage vous diront que l’alcool et les pouvoirs ne font pas bon ménage. Du moins pour son entourage direct ! Et lui-même bien entendu ! Cette lente descente dans ma propre estime et dans le regard des autres me fit prendre conscience du bonheur à vivre en ermite. Je n’accostai alors les villes que rarement et uniquement dans le but avoué de faire le plein de boisson. J’arrivai à les obtenir contre diverses petites aides à des employeurs peu regardants de l’état de leurs employés. Ceci dura quatorze années. J’avais alors trente-cinq ans. L’homme que je vis cet après-midi ensoleillé ne m’inspira aucune confiance voire même une certaine méfiance. Il était grand avec des traits fins et tirés. La fatigue et une grande tristesse emplissait son regard. Cela était d’autant plus frappant qu’il avait des yeux noirs d’obsidienne. Sa robe bleu-grise aux reflets argentés était sale mais s’alliait pourtant merveilleusement avec ses cheveux blancs qui tombait en cascade sur ses épaules. Il me fallut plusieurs minutes pour constater qu’il ne s’agissait là que de mon reflet dans le cours d’eau auquel je buvais alors. Il me fallait me ressaisir. Helphared n’aurait jamais voulu ni même toléré que cela soit ainsi. Et l’occasion de mettre en réalisation mes pensées me fut donnée le soir de cette journée.

Malgré mon état et mon faible attachement à la vie (qu’il s’agisse de la mienne ou d’une autre), je fis connaissance de cinq individus : un rôdeur Elfe noir, un barbare Orc, un voleur Halfelin, un druide Aasimar, et un Nain qui se disait « protecteur ». Ils avaient cruellement besoin d’un appui magique pour déjouer les forces adverses et les pièges magiques. Bien que je n’ai qu’une maigre expérience en la matière, j’acceptai ! Leur penchant pour le bien ou pour le mal ne m’intéressait nullement. Je n’y cherchais là qu’une vaine occupation et un moyen de fuir mes proches pour leur salut. Eux-mêmes ne semblaient guère intéressés de connaître mes antécédents et je leur en fut reconnaissant. Notre voyage nous mena pour trois de mes compagnons jusqu’à la petite ville de Bérégost le long de la Côte des Épées. Notre quatrième acolyte nous quitta pour rejoindre le plan de son dieu avec pour inconvénient minime de laisser son corps meurtri dans notre plan matériel. Ainsi fut perdue l’aide non négligeable du rôdeur. Paix à l’âme d’Elzear.

On m’a toujours prétendu que le pire s’amorçait dans les auberges des petites villes. Cela dut se vérifier avec l’auberge de Feldpost. L’accueil fut chaleureux, la nourriture de bonne qualité et le vin issu d’un bon crû. Nous trouvâmes des lits moelleux et une chambre bien chauffée après avoir pu prendre un bon bain chaud. Cela s’avéra être un grand réconfort après notre voyage de plusieurs semaines en pleine nature.
Tout allait trop bien ! Ah si j’avais su… mais je n’avais à l’époque, pas plus qu’aujourd’hui d’ailleurs, de talent de divination.
Le réveil fut moins agréable : nous étions nus enfermés dans une cage. Deux cages demeuraient vides sur les six. Chacun de nous étions dans l’une d’elles. Je pus alors lire une plaque de marbre posée devant moi :

Le levier sur votre droite commande l’ouverture des cellules de vos compagnons, et votre mort, une mort lente et atroce. À vous de voir si vous vous sacrifiez pour vos amis ou si vous attendez que l'un d'entre eux le fasse pour vous. Sinon vous pouvez toujours attendre que la faim décide l'un d'entre vous…

Keldar nous prouva l’origine du titre qu’il revendiquait de façon récurrente. Il nous protégea en se sacrifiant. Ainsi nous quitta le Nain en ce réveil douloureux. Nous étions libres, mais toujours aussi dévêtus. Où étions-nous ? Comment étions-nous arrivés là ? Voilà bien des interrogations auxquelles je n’ai toujours pas de réponse. L’instinct de survie nous aida en nous indiquant l’utilité d’avancer le long de l’unique couloir et cela fut momentanément salutaire ! Nous pûmes récupérer nos affaires dans une salle non loin des « cages ». D’un commun accord, il fut convenu d’explorer les lieux. Cela signa la perte de mes compagnons d’infortune.
Heironimus le voleur tenta de désamorcer un piège extrêmement complexe. Sa dernière action fut d’y parvenir au mépris de sa vie. J’ignorai tout de l’origine de cette boule verdâtre, mais je ne pus ignorer les volutes de fumée qui restèrent autour de son armure disloquée et des restes fondus de ses outils de crochetages.
Nous n’avions pas parcouru plus de deux couloirs qu’une rencontre charmante se fit. C’est à ce moment que Kolgar, notre chère brute attitrée, apprécia la douceur subtile des coups du Minotaure. La hache émoussée de ce dernier prit grand soin à séparer la tête de Kolgar de son corps. Les conditions de vie furent ainsi nettement plus complexes et le barbare ne pouvant les appréhender correctement expira en tas.
La dernière salle que nous, puisque nous étions encore deux survivants, ayons visitée permit au druide Elestariel de communier avec Mère Nature. La Wyverne fit de lui son petit déjeuner, mais son repas fut interrompu par mon sort combiné à celui d’Elestariel. J’ignore encore comme il put lancer son sort dans son état… Quoi qu'il en soit, le corps de la Wyverne s’en trouva démembré comme celui du druide d’ailleurs !
Mon désarroi arriva à son apogée lorsque je franchis une « énième et ultime » porte. J’étais revenu au couloir de notre départ, mais il n’y avait plus derrière moi qu’un mur désormais. La porte avait bel et bien disparu.
Morose et dépité, je pris la lourde décision de me rassoir dans la cage où j’étais initialement arrivé. De nouveau nu, après m’être dévêtu dans la salle où étaient nos affaires, je me rassis dans une des cages. J’espérais trouver une solution dans la méditation. J’en étais arrivé à la conclusion que l’issue se serait présentée d’elle-même si nous acceptions notre sort. Ce fut alors que quatre inconnus, sans doute pris aussi dans ce piège sadique et funeste, apparurent dans les cages vides. La première personne que j’observai fut une femme plutôt agréable à regarder d’où émanait une aura à la fois magique et de dévotion divine. Mon regard se posa alors sur un elfe svelte sans signe distinctif. Un demi-orc particulièrement peu gâté par la nature me faisait face. Sa carrure fort impressionnante et son air rustre me firent penser à Kolgar. Il était sans doute de ce type d’homme peu rancunier qui aime la nature et la défend par la puissance de leurs bras. Le dernier était un demi-elfe d’où émanait cette aura d’apaisement charismatique et de bonté, mais je ne connus jamais plus cet homme, car dès son réveil, il fit le choix d’appuyer et d’expirer. Il avait ainsi choisit sa mort.
C’est ainsi que je me retrouvai avec de nouveaux pseudo-héros en quête de gloire et de fortune. Ils avaient l’air si fier et si sûr de sortir que mes mises en garde furent vaines.
J’acceptai de les accompagner, quitte à y trouver ainsi la mort. J’avais une soif hors-norme… il me fallait trouver du vin ou un alcool fort… tant pis pour eux et pour moi !
Ami lecteur, je vous ai conté la première partie et vous invite désormais à vous tourner pour cette partie de ma vie vers la lecture de l’excellent ouvrage de référence l’autobiographie d’Irina Rosselin. Je n’entre en scène qu’à partir de la quarantième page. Bonne lecture à vous.

Votre dévoué serviteur Adrien Blatzanar
_________________
    Tel est le rôle de Curumo dans le Conte des Aratars. De la grandeur et de la beauté il a ramé jusqu'à la ruine et aux ténèbres qui furent jadis le sort d'Arda Marrie. Si cela doit changer, si Curumo doit arrêter de ramer, Manwë et Varda le savent peut-être, mais ils ne l'ont pas annoncé, non plus que les sentences de Mandos.

    Quenta Aratarion.
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