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[Traduction - HoMe XI] Maeglin

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Incanus

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MessagePosté le: 30 Nov 2006 0:30     Sujet du message: [Traduction - HoMe XI] Maeglin Répondre en citant

Maeglin constitue le troisiième chapitre de la Partie Trois de HoMe XI, The War of the Jewels (HarperCollins, 2002, pp. 316-339). Ce qui suit en est la traduction intégrale officieuse.

N.B. :
  • Les numéros de pages donnés sont ceux donnés par Christopher Tolkien et renvoient aux éditions en sa possession (donc la plupart du temps aux éditions originales anglaises).
  • Les pages indiquées sans référence à un livre renvoient aux pages de HoMe XI, le volume contenant ce texte.
  • Les autres volumes des HoMes sont référencés par de simples chiffres romains, les pages l'étant par des chiffres arabes (ex. : X.226 renvoie à HoMe X, p. 226).



III. MAEGLIN


Le conte d'Isfin et d'Eöl et de leur fils Meglin (forme la plus ancienne de son nom) a de profondes racines, et j'ai fait part de son ancienne histoire, dans une forme concise, aux pp.121-2, §§117-20. Dans le texte des Annales Grises tel qu'il fut rédigé au départ, l'histoire des AB 2 était répétée : Isfin quittait Gondolin l'année précédant la Bataille des Larmes Innombrables, et vingt-et-un ans plus tard Meglin était envoyé seul à Gondolin (les annales originelles 471 et 492 des AG, pp. 47, 84). Ce fut à ce moment-là qu'un conte complet, concernant Meglin et la façon dont il vint à Gondolin, fut rédigé pour la première fois.
C'était un manuscrit clair de 12 pages, corrigé assez abondamment à la fois au moment de sa rédaction et par la suite ; son style le rapproche de manière très significative des Annales d'Aman, des Annales Grises, du Conte de Tuor postérieur, et du texte que j'ai appelé la Fin du Narn (« NE », voir p. 145), et il peut être daté avec certitude de la même époque (1951). Ce fut à partir de ce travail que des annales révisées concernant cette histoire furent introduites dans les AG (années 316, 320, et 400, pp. 47-8), comme je l'a fait remarquer plus tôt (p.123) ; celles-ci furent écrites sur une page d'un agenda de novembre 1951 (p. 47).
Un tapuscrit dactylographié avec copie carbone fut réalisé de nombreuses années plus tard, comme le montre le fait qu'il fut tapé au moyen de la dernière machine à écrire de mon père. Ce tapuscrit reprit presque toutes les corrections apportées au manuscrit. Dans l'optique de ce commentaire, j'appellerai le manuscrit de 1951 « A » et le tapuscrit tardif « B », en distinguant là ou ce sera la copie principale « B(i) » de la copie carbone « B(ii) ».
Le texte B fut corrigé et annoté au stylo-bille, de même que la copie carbone - mais pas de la même façon ; le manuscrit A originel reçut également des modifications tardives qui n'apparaissent pas dans B tel qu'il fut tapé. De plus, un grand nombre d'écrits rédigés tardivement à la main, datant de la même époque, fut inséré dans B(i), ainsi que d'autres, similaires, trouvés ailleurs, et leurs contenus se recoupent ; pour ce faire mon père utilisa des vieux papiers usés que lui fournissait Allen and Unwin, et deux de ces feuilles sont des notes de publication du 19 janvier 1970 - ainsi ces écrits sont en effet très tardifs, et d'une difficulté remarquable.
Bien que le tapuscrit B fût également très tardif (la machine à écrire utilisée le prouve) le détail des noms montre qu'en réalité le manuscrit A avait atteint de nombreuses années auparavant la forme à partir de laquelle il fut tapé ; il semble très probable que mon père le fit taper dans le but de se procurer une copie sur laquelle il put effectuer d'autres changements et annotations substantielles vers 1970. Seuls ces quelques changements apportés à A, au stylo-bille, et qui ne furent pas repris dans B appartiennent à la dernière période de travail sur cette histoire.

Montrer en détail l'évolution de tous ces textes prendrait énormément de place, et la majorité de leur contenu impliquerait la simple répétition du chapitre 16 (Maeglin) du Silmarillion publié. Dans ce cas, par conséquent, j'utiliserai ce chapitre en tant que texte de référence, et me concentrerai principalement sur le travail le plus tardif, lequel contient de nombreuses particularités qui de par leur nature ne pouvaient pas prendre place dans le livre publié. Je me réfèrerai dans ce compte-rendu aux paragraphes du Silmarillion, en les numérotant pour faciliter les références intra-texte et en donnant le début de chacun d'entre eux, pour faciliter leur identification. À noter ici que le texte du Silmarillion prend en compte des changements issus des deux copies du tapuscrit, à la fois de l'originale (B(i)) et du carbone (B(ii)) , et que dans les cas (nombreux) où elles diffèrent dans la réécriture des passages originels, le texte publié est souvent un amalgame des deux.

Le Titre

Le manuscrit A tel qu'écrit ne comportait pas de titre ; plus tard mon père écrivit dessus au crayon Meglin, corrigeant cela en Isfin et Glindûr. Le tapuscrit B a pour titre (tel qu'il est tapé) Maeglin, ainsi que le sous-titre Fils-sœur de Turgon, Roi de Gondolin. En haut de la première page de B(i) mon père écrivit que le texte était « Une version rallongée de la venue de Maeglin à Gondolin, devant être insérée à sa place dans CG », et nota également que « CG = Chute de Gondolin ». Il ne peut s'agir que d'une référence au Conte de Tuor abandonné (intitulé Tuor et la Chute de Gondolin, mais renommé De Tuor et de sa venue à Gondolin pour son inclusion parmi les Contes et Légendes Inachevés), qui appartient à la même période que le manuscrit A. Ainsi, mon père avait toujours l'espoir, à cette date très tardive, de réécrire entièrement une histoire de la Chute de Gondolin, dont si peu avait été dans les faits réalisé (et ces parties dataient d'une vingtaine d'années auparavant). La seule preuve qu'il considérât, à un moment donné, l'histoire de Maeglin comme une composante possible du Quenta Silmarillion est le mot Silmarillion suivi d'un point d'interrogation, écrit au crayon à côté des paragraphes ouvrant le manuscrit ; et ceci fut rayé.

§1 Aredhel Ar-Feiniel, la Blanche Dame des Noldor...
Isfin fut changé en Areðel ici, et tout au long de B(i) ; et dans la marge, à côté de la première occurrence, mon père écrivit :
    Ce nom est issu de la plus ancienne version (1916) de CG. Sa forme est maintenant assez inacceptable, et ne convient pas à la position et au caractère de la sœur de Turgon, et est également vide de sens.
Il voulait probablement dire que puisque aucune étymologie d'Isfin n'était concevable, il était de ce fait impossible qu'il soit celui de la sœur de Turgon (cf. II.344, où l'explication originelle du nom comme ayant pour signification "tresses de neige" ou "fourberie extrême" est donnée, et où je fais référence à cette note). Il est également écrit dans la marge "? Rodwen = Haute Vierge Noble " et "Rodwen Los en Golodh..." (les dernières lettres sont illisibles ; le mot "Vierge" n'est pas non plus parfaitement clair).
En haut de la première page de la copie carbone B(ii) les notes concernant ce nom sont différentes. Ici, mon père écrivit : « Le nom Isfin doit être changé en Feiniel ( = Blanche Dame) tout du long ». À côté de ceci il traça un X, et écrivit « Changer Isfin en Aredhel (Elfe noble) ». Alors que dans B(i), comme je l'ai noté, Isfin fut changé en Areðel tout du long, dans B(ii) Isfin fut simplement entouré, hormis dans deux cas où il fut remplacé par Feiniel, et une fois où il fut remplacé par Ar-Feiniel. Mon père corrigeait la copie principale et la copie carbone indépendamment, mais (plus ou moins) en même temps, très probablement parce que les deux se trouvaient en des endroits différents. Dans le Silmarillion publié, je les ai combinés en Aredhel Ar-Feiniel, bien que rien ne justifie cela ; ces deux noms étaient de toute évidence en concurrence, et les notes du haut de la copie carbone, citées plus haut, suggèrent que son choix final se porta sur Areðel (Aredhel).
Le nom Nivrost fut changé en Nevrost sur les deux copies de B (pas Nevrast, la forme usuelle, plus tardive).
Il était dit dans le manuscrit A qu'Isfin rêvait de « chasser » dans les forêts, transformé en « marcher » et apparaissant ainsi dans B. Pour ceci, cf. l'annexe insérée dans le passage du QS concernant les princes des Noldor, où il est dit qu'en Valinor , Isfin « se plaisait à chasser et à chevaucher dans les bois, et elle s'y trouvait souvent en compagnie de ses parents, les fils de Fëanor ». Par la suite, Isfin fut changé en Írith dans ce passage (voir X.177, 182) ; ce nom se trouve dans Quendi et Eldar (voir p. 409 et note 34).
Les textes publiés utilisent la forme « vous » tout du long. Dans A, les formes « tu » furent utilisées tout du long, mais dans le passage (§5) dans lequel les gardes des marches de Doriath s'adressent à Isfin, les formes « tu » furent altérées en un pluriel « de politesse ». Noldor fut changé en Ñoldor tout au long de B(i).
Dans A, le texte commence par la date 316.

§4 Turgon désigna trois seigneurs de sa maison...
Dans B(i) seulement, mon père écrivit au crayon, en référence à ces premiers mots, les noms Glorfindel, Egalmoth, et Ecthelion, ainsi que « Pour les étymologies d'Egalmoth et d'Ecthelion voir note ». Cette note est écrite sur la même page du tapuscrit, et sur son verso, mais est très difficile à lire :
    Ces noms sont également issus de la CG primitif, mais ils sonnent bien, et ont été publiés. Ce sont des formes populaires tardives des archaïques Ægamloth, Ægthelion. À noter qu'amloth est dit (où ?) n'être probablement pas s[indarin]. Q *ambalotse « fleur s'élevant » - faisant référence à la fleur, ou à un accessoire orné de fleurs, utilisé comme un cimier fixé au sommet d'un haut ... casque. Par conséquent nom = cimier de casque pointu.
    Ecthelion doit, de même, venir d'Aegthelion. Ce denier élément est un dérivé de √stel « rester ferme ». La forme avec le préfixe « sundóma », estel, fut utilisée en q et en s pour traduire « espérance » - c'est-à-dire un tempérament stable, et difficile à dissuader, et peu propice à tomber dans le désespoir ou à abandonner son but. La forme sans préfixe stel- donna [? verbe s] thel « avoir l'intention de, signifier, se proposer de, se résoudre à, vouloir ». Alors þelma « une idée fixe, ..., volonté » en q ?
Le mot illisible dans « un haut ... casque » pourrait être « archaïque ». Le mot sundóma est un terme primordial pour l'analyse de la structure phonologique quendienne. En quelques mots, la « base » consonantique quendienne, ou sundo, était caractérisée par une « voyelle déterminante » ou sundóma : ainsi le sundo KAT a pour sundóma médiale « A », et TALAT voit sa sundóma répétée. Dans les formes dérivées, la sundóma peut parfois être placée avant la première consonne, par exemple ATALAT ; ainsi, estel à côté de stel dans cette note.
Pour les mots « Ces noms...ont été publiés », (qui se réfèrent aux Intendants du Gondor nommés Egalmoth et Ecthelion) voir II.211-12 et la note en bas de page, où il est fait référence à la note ci-dessus ; pour ma remarque à cet endroit sur le fait que mon père « décida par la suite de ne pas nommer les membres de l'escorte d'Aredhel » voir p. 328.

§5 Et quand elle atteignit le Sirion, au Gué de Brithiach...
« ses parents de la maison de Finarfin » : B a encore Finrod ici, et le changement en Finarfin fut effectué seulement dans B(ii).
Dans A et B les gardiens des marches disaient à Isfin : « La voie la plus rapide est la Route de l'Est, depuis Brithiach et à travers l'est de Brethil, et ensuite le long des marches septentrionales de ce Royaume, jusqu'à franchir l'Esgalduin et l'Aros, et ainsi arriver aux bois derrière la Colline de Himring. » Dans B(ii) seulement, « l'Esgalduin et l'Aros » fut changé en « le Pont d'Esgalduin et le Gué d'Aros ».
Dans le texte publié, « les territoires qui s'étendent derrière la colline de Himring » semble être une simple erreur, pour « les bois... », qui passa inaperçue.

§6 Alors Aredhel fit demi-tour...
A et B ont « l'Eryd Gorgoroth », mais dans B(ii), et au même moment dans A également, cela fut changé en « les vallées hantées du Gorgorath » ; de la même façon « Dungorthin » dans A et B > « Nan Dungortheb » dans A et B(ii).
La forme première de ce paragraphe ne fut pas modifiée dans B(i), mais fut réécrite dans B(ii). Cette réécriture ne changea pas radicalement le sens, mais ajouta que les compagnons de « Feiniel » (voir au §1 ci-dessus) « n'avaient pas d'autre choix que de la suivre, car ils n'avaient pas le droit de la retenir par la force », et que quand ils retournèrent à Gondolin « Turgon leur dit : « Au moins je puis me réjouir que trois personnes en qui j'ai confiance et que j'aime ne furent pas emmenées à la mort par l'obstination d'une autre. » » Ces ajouts ne furent pas insérés dans le texte publié.

§7 Mais Aredhel, ayant cherché en vain ses compagnons...
Là où le texte publié a « était allée de l'avant », le texte originel, conservé dans B(i), a « elle resta sur la Route de l'Est » ; dans B(ii) ce fut changé en « Enfin elle retrouva la Route de l'Est ». Dans B(ii) le nom Celon fut à encerclé à chacune de ses apparitions dans le paragraphe, dans le but d'être corrigé, et à la seconde le nom Limhir fut écrit au-dessus (voir p. 337).
Concernant la venue d'Isfin dans le pays de Himlad (un nom qui apparaît pour la première fois dans cette histoire), le texte d'origine de A et B avait :
    ... à ce moment ils [Celegorm et Curufin] étaient loin de chez eux, chevauchant avec Cranthir, à l'est, en Thargelion. Mais les gens de Celegorm l'accueillirent, et firent tout ce qu'elle demanda ; et pour un temps elle fut très heureuse, libre dans les bois. Et elle voulait chevaucher toujours plus loin, souvent seule, sauf quand elle menait des meutes, cherchant de nouveaux sentiers...
Ceci fut réécrit dans B(i) dans la forme qui est la sienne dans le texte publié. Durant la première étape de la phase de réécriture, la phrase « sauf quand elle menait des meutes » fut mise entre parenthèses, accompagnée de cette note : « Laisser de côté, à moins que la présence de chiens soit importante pour la suite » ; et à la deuxième étape, ce fut omis. À côté du o de Thargelion mon père écrivit un a (c'est-à-dire Thargelian ), avec un point d'interrogation. Dans B(ii) la réécriture fut différente, plus proche du texte originel, incluant la référence aux meutes ; Thargelion fut ici également changé en Thargelian, sans point d'interrogation (sur cette dernière forme, voir pp. 336-7).

§8 Au temps jadis, dans cette forêt...
Dans B(i) mon père rédigea la note suivante dans la marge du tapuscrit, à côté de la première occurrence dans l'histoire du nom Eöl, qu'il mit entre crochets :
    Un autre nom issu de la CG prim[itive] - étant alors vide de sens, et l'étant toujours. Mais il n'était pas dans mon intention qu'il eût un sens en q[uenya] ou en s[indarin]. Car on disait qu'Eöl était un "Elfe Noir", un terme s'appliquant alors à tous les Elfes qui n'avaient pas voulu quitter la Terre du Milieu - et qui donc (avant que l'histoire et la géographie n'eussent été organisées) étaient imaginés comme errant sans but, et souvent mal disposés envers les « Elfes de la Lumière ». Mais il était quelque fois aussi appliqué à des Elfes capturés par Morgoth et réduits en esclavage puis ensuite relâchés pour semer le trouble parmi les Elfes. Je pense que cette dernière idée devrait être retenue. Elle expliquerait mieux la vie d'Eöl et ses dons de forgeron. (Je pense que ce nom pourrait être conservé. Il n'est pas vraiment absolument nécessaire que les noms aient une signification.)
Dans l'ancien conte de La Chute de Gondolin Eöl n'était en fait pas appelé « l'Elfe Noir », bien que dans le Lai de la Chute de Gondolin, qui fut abandonné rapidement (III.146), il est appelé « Eöl le Noir », et il est dit que « les Elfes Noirs, qui erraient sans logis, étaient de sa parenté ». Dans l'Esquisse de la Mythologie (IV.34), il était appelé « Eöl l'Elfe Noir », ainsi que dans le Quenta (IV. 136) ; dans AB1 (IV. 301) il est « Eöl, un Elfe noir », et dans AB2 (V.136) « Eöl l'Elfe Noir » - ainsi que dans toutes les entrées des GA. Je ne pense pas que « Elfes Noirs » ait jamais été utilisé dans le sens auquel cette présente note fait référence : c'est-à-dire des « Elfes enténébrés », des Elfes pris au piège et corrompus par Morgoth. Les mots « Je pense que cette dernière idée devrait être retenue. Elle expliquerait mieux la vie d'Eöl et ses dons de forgeron » furent la base d'un travail, qui fut abandonné, sur l'histoire d'Eöl, donné ci-dessous.
Le texte originel a « Il était un parent éloigné de Thingol, mais il ne l'aimait pas, et quand l'Anneau de Melian fut instauré autour de la Forêt de Region, il s'en enfuit jusqu'à Nan Elmoth. » Dans un passage de la « Saga de Túrin » qui ne fut pas inclus dans les Contes et Légendes inachevés (p.96 et note 12) parce qu'il avait été utilisé dans Le Silmarillion (pp. 201-2), il est dit qu'Eöl donna l'épée Anglachel qu'il avait faite « comme tribut pour Thingol, ce qu'il fit à contrecœur, pour pouvoir vivre à Nan Elmoth ».
À côté des mots « mais il ne l'aimait pas » mon père écrivit dans la marge de la copie carbone B(ii) : « Parce que Thingol s'était lié d'amitié avec les Noldor avant qu'ils quittassent la Terre du Milieu » (cf. X. 172). Dans B(i) il changea les mots « il ne l'aimait pas » en « il était mal à l'aise en Doriath », et sur une page insérée, il ébaucha une nouvelle histoire à propos d'Eöl. Elle existe en deux versions, qui sont cependant en grande partie similaires. La première dit :
    mais il était nerveux et mal à l'aise à Doriath, et quand l'Anneau de Melian fut mis en place autour de la Forêt de Region où il résidait, il partit. On pense (encore qu'on n'en connût point de récit sûr) qu'il fut capturé par des orks et emmené jusqu'au Thangorodrim, et y fut réduit en esclavage ; mais grâce à ses talents (qui à cet endroit s'exprimèrent principalement à la forge et au travail du métal) il reçut quelque faveur, et fut plus libre de mouvement que la plupart des esclaves, et qu'au final il s'échappa et chercha refuge à Nan Elmoth (peut-être pas sans que Morgoth le sache, ce dernier utilisait de tels esclaves « échappés » pour répandre le trouble parmi les Elfes).
La seconde version commence par :
    et quand il sut que Melian voulait mettre un Anneau autour de Doriath, que nul ne pourrait traverser...sans l'aval du roi ou de Melian elle-même, il quitta la Forêt de Region où il avait vécu, et chercha un endroit pour vivre. Mais puisqu'il n'aimait pas les Noldor il lui fut difficile de trouver un endroit où il pourrait vivre en paix. Plus tard, on crut (encore qu'on n'en connût aucun récit assuré) que durant son errance il fut capturé [puis identique à la première version]
Cela semble compatible avec l'histoire qui veut qu'Eöl donna Anglachel à Thingol en tant que tribut pour vivre à Nan Elmoth. Il serait intéressant de savoir pourquoi mon père voulait changer ainsi l'histoire d'Eöl - ou plutôt, pourquoi il voulait expliquer les talents d'Eöl dans le travail des métaux par une période d'esclavage à Angband ; mais en tout cas il trouvait cela mieux, car dans une note grifonnée sur le côté des deux versions de l'histoire il dit que cela ne fonctionnerait pas, étant trop proche de l'histoire plus tardive de Maeglin, et que les talents d'Eöl venaient des Nains.

§9 Le commerce que faisaient les Nains...
Le début de ce paragraphe est celui-ci dans A :
    À présent le commerce des Nains suivait deux routes, et celle du Nord, allant vers Himring, passait près de Nan Elmoth, et là Eöl pouvait rencontrer les Enfeng et s'entretenir avec eux. Et, au fur et à mesure que leur amitié grandissait, il partait de temps à autres vivre dans leurs demeures profondes de Belegost, en tant qu'invité.
Le seul changement apporté à A fut le remplacement de l'ancien terme Enfeng (les Longues-Barbes, les Nains de Belegost, voir pp. 108, 207-8) en Anfangrim, apparaissant ici pour la première fois. Dans B(ii) « leurs demeures profondes de Belegost » fut changé en « ...de Nogrod ou Belegost » ; adoptant cela pour le texte publié, j'ai donc en conséquence remplacé Anfangrim « Longues-Barbes » par le terme général Naugrim.
Pour le passage suivant, A avait à l'origine :
    Il y apprit beaucoup concernant le travail du métal, et en cela il devint très doué ; et il fabriqua un métal dur et mince et cependant pliable, et il était noir et brillant comme le jais. Il le nomma Rodëol, le métal d'Eöl, et il en était vêtu, et échappa ainsi à de nombreuses blessures.
Le nom du métal fut changé de nombreuses fois. D'abord Rodëol fut modifié en Glindûr, puis en Targlîn et Morlîn ; puis (apparemment) fut de nouveau Glindûr, et finalement Maeglin, la forme de B.
L'idée que le nom du fils d'Eöl soit issu de celui du métal se retrouve dans l'annale révisée de 320 des AG (p. 48) : « Eöl le nomma Glindûr ; car c'était le nom du métal d'Eöl » ; par la suite Glindûr fut changé en Maeglin à la fois pour le nom du métal et le nom du fils (tel que dans A : voir au §10 ci-dessous).
Le passage fut laissé tel qu'il était dans B(i), mais en haut de la première page de B(ii) mon père écrivit : « Le métal ne doit pas avoir le même nom que Maeglin » ; et il modifia le texte en celui qui apparaît dans le Silmarillion publié, avec galvorn pour le nom du métal. (Après « chaque fois qu'il voyageait », les mots « et échappa ainsi à de nombreuses blessures » furent omis dans le Silmarillion, apparemment par inadvertance.)
Près du passage « Mais Eöl ... n'était pas un Nain, mais un Elfe de haute stature d'une grande famille des Teleri » mon écrivit sur le manuscrit A (seulement) une note commençant par les mots « Pas dans la révision » - ce qui voulait probablement dire que ce qui suit ne fait pas partie des corrections apportées aux copies du tapuscrit (« la révision »). Dans cette note mon père recopiait une version très effacée et illisible de celle-, figurant sur la même page, et essayait d'interpréter sa propre écriture ; j'en fais part exactement tel qu'elle est :
    Il vaut mieux qu'Eöl ne soit pas un parent de Thingol, mais un des Teleri qui refusèrent de traverser les Hithaeglir. Mais [par la suite] lui et quelques autres partageant son opinion, et n'aimant pas la compagnie des gens, ... [avaient] franchis les [Mts] il y a longtemps et étaient venus en Beleriand.
À côté de cette note il écrivit « mais la parenté avec Thingol aurait de l'intérêt », et l'année 1971.
Aredhel Ar-Feiniel : B(ii) a ici Ar-Feiniel (modification d'Isfin) ; voir p. 318.

§10 On ne dit pas qu'Aredhel fut prise entièrement contre sa volonté...
Dans la marge du manuscrit, à la mention de la naissance du fils d'Eöl, mon père écrivit plus tard la date 320 (cf. p. 48, § 119). La phrase tel qu'elle était dans A à l'origine dit :
    Après quelques années, Isfin donna un fils à Eöl parmi les ombres de Nan Elmoth, et il fut nommé Meglin par son père, car il était sombre et souple comme le métal d'Eöl.
Le fait que le métal fut à l'origine nommé Rodeöl dans A (voir au §9 ci-dessus), mais le fils Meglin (le nom originel) semble suggérer que l'idée que le fils fût nommé d'après le métal émergea seulement après la première écriture du manuscrit, malgré les mots « car il était sombre et souple comme le métal d'Eöl ». Les formes successives du nom du fils dans A furent Meglin > Targlîn > Morlîn > Glindûr et finalement Maeglin.
Cette forme de la phrase (avec le nom Maeglin, ainsi que pour le métal) fut préservée dans B(i) ; mais, dans B(ii), le texte sur lequel mon père déclara que le même nom ne devait pas être utilisé pour à la fois le fils d'Eöl et le métal d'Eöl et changea celui de ce dernier en galvorn, il le changea en faveur de la forme du texte publié , dans lequel Aredhel donna en secret à son fils le nom noldorin Lómion « Fils du Crépuscule », et où Eöl le nomma Maeglin (interprété « Regard Perçant », voir p. 337) quand il eut douze ans.

§12 On dit pourtant que Maeglin préférait sa mère...
« Turgon ... n'avait pas d'hériter ; car son épouse Elenwë avait péri pendant la traversée d'Helcaraxë » : ici A a « Turgon ... n'avait pas d'héritier : car sa femme, Alairë, était des Vanyar et ne voulait pas abandonner Valinor ». Sur la page de notes qui conclut le Conte de Tuor tardif, abandonné (voir Contes et Légendes inachevés p. 56), l'une d'entre elles, que je n'ai pas incluse, dit qu' « Alairë resta en Aman ». Qu'il en fût ainsi parce qu'elle était une Vanya rappelle l'histoire d'Amárië, bien-aimée de Felagund, qui était une Vanya, « et il ne lui fut pas permis de l'accompagner dans l'exil » (p. 44, §109). Le tapuscrit B tel qu'il est tapé a Alairë, mais à la fois dans A et B(ii), et pas dans B(i), mon père corrigea (probablement en 1970) le nom en Anairë. Dans Le Silmarillion, la substitution en Elenwë fut fondée sur les généalogies elfiques de 1959 (voir pp. 229, 350), où Anairë (définie comme une Vanya « qui resta à Túna ») fut plus tard corrigé en « Elenwë qui périt dans la glace » ; à la même époque, dans le même tableau, Anairë fut introduit en tant que femme de Fingolfin, avec la note qu'elle « resta en Aman ».
Dans une note ajoutée au tapuscrit des Annales d'Aman (X.128, §163), mon père dit que pendant la traversée d'Helcaraxë « la femme de Turgon fut perdue et il n'avait alors qu'une fille et pas d'autre héritier. Turgon fut presque perdu lui-même en essayant de sauver sa femme - et il ressentit moins d'amour pour les Fils de Fëanor qu'aucun autre » ; mais le nom de la femme de Turgon n'apparaît pas.

§13 À raconter ces histoires...
Golodhrim : A avait Noldor, changé immédiatement en Goloðrim (Golodhrim dans B).
Dans ce paragraphe, ainsi que dans le §14, le nom du fils d'Eöl (voir aux §§9, 10 ci-dessus) pris successivement ces formes dans A : Morleg (qui n'était jamais apparu auparavant) > Morlîn > Glindûr > Maeglin.


Dernière édition par Incanus le 14 Avr 2007 14:03; édité 4 fois
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MessagePosté le: 30 Nov 2006 23:47     Sujet du message: Répondre en citant

§§14 sqq. Il advint qu'au milieu de l'été...
Mon père écrivit plus tard la date 400 à côté de la première phrase de A (cf. p. 48, §120). Le texte d'origine, préservé tel quel dans les deux copies de B, a ici :
    Et il advint que les Nains convièrent Eöl à un festin à Nogrod, et il partit à cheval. Alors Maeglin alla voir sa mère et lui dit : « Madame, partons tant qu'il est temps ! Quel espoir nous reste-t-il ici, dans les bois, pour toi ou pour moi ? Ici nous sommes tenus en esclavage, et aucun profit ne pourrai-je encore trouver à rester en cet endroit. Car j'ai appris tout ce que mon père ou les [Nornwaith >] Naugrim ont à enseigner, ou à me révéler ; et je ne pourrais jamais résider pour toujours dans ces bois sombres avec peu de valets, et ceux-ci seulement doués pour l'art de la forge. N'irons-nous donc pas à Gondolin ? Sois donc mon guide, et je serai ton garde. »
    Alors Isfin fut heureuse, et regarda son fils avec fierté. « En vérité c'est là ce que je ferai, et promptement, » dit-elle ; « et je n'aurai aucunement peur sur cette route, accompagnée d'un garde si vaillant ».
    Par conséquent ils se levèrent et partirent en hâte, aussi secrètement que possible. Mais Eöl s'en revint avant l'heure, et les trouva partis ; et sa rage fut si grande qu'il les suivit, même à la lumière du jour.
(Pour Nornwaith, remplacé par Naugrim, voir p. 209). À ce point, il y a deux versions plus anciennes du texte dans A, toutes deux rayées. La première dit :
    Mais Morleg s'était également méfié de son père, et adopta un plan astucieux, et donc n'emprunta pas tout de suite la Route de l'Est, mais chevaucha d'abord chez Celegorm et le trouva parmi les collines au sud de Himring. Et il obtint de Celegorm des chevaux plus rapides que le vent, et la promesse d'une autre aide. Puis Morleg et Isfin traversèrent l'Aros et l'Esgalduin loin au nord, là où elles jaillissaient des hauteurs de Dorthonion, et ils tournèrent ensuite vers le sud, et prirent la Route de l'Est loin à l'ouest. Mais Celegorm et Curufin tenaient la route de l'Est et son gué sur l'Aros, et refusèrent le passage à Eöl, et bien qu'il leur échappât dans l'ombre, il fut grandement retardé.
La version suivante dit :
    Car ses valets lui rapportèrent qu'ils avaient fui aux gués de la Route de l'Est, par-delà l'Aros et l'Esgalduin. Mais ils avaient deux jours d'avance, et avaient pris ses chevaux les plus rapides, et il eut beau les pourchasser avec ardeur, il ne parvint jamais à les voir, jusqu'à ce qu'ils traversassent le Brithiach et abandonnassent leurs chevaux. Mais à cet endroit, par un destin funeste, il les vit au moment même où ils empruntaient le sentier secret, qui serpente le long de la rivière Sèche ; et il les suivit furtivement, pas à pas, et les trouva par hasard dans l'ombre même de la grande voûte que les Gardes du Passage surveillaient sans relâche. Il fut pris ainsi, tout comme eux, par les Gardes.
Il est intéressant de remarquer que l'intervention de Celegorm et Curufin dans l'histoire fut enlevée immédiatement, mais réapparut de nombreuses années plus tard.
Sur la page comportant ces passages rejetés, il s'ensuit des notes crayonnées très rapidement, ébauchant le reste du déroulement de l'histoire :
    Il entra après qu'ils entrèrent. Pris par les gardes. Clame être le mari d'Isfin. Mots à Turgon. Isfin le reconnaît. Turgon traite Eöl avec honneur. Eöl bande un arc et tire sur Morleg dans la salle du Roi, en disant que son propre fils ne lui serait pas volé. Mais Isfin s'interpose et est blessée. Pendant qu'Eöl est en prison, le venin tue Isfin. Eöl condamné à mort. Emmené au précipice du Caragdar. Morleg reste là froidement. Ils le jettent dans le précipice et tous approuvent sauf Idril.
Après le rejet des passages donnés précédemment, mon père écrivit une version finale, reprenant à "même à la lumière du jour", p. 324 :
    même à la lumière du jour ; car ses valets lui rapportèrent qu'ils étaient partis à cheval vers la Route de l'Est et les gués de l'Aros. Mais ils avaient deux jours d'avance, et il eut beau les pourchasser avec ardeur, et avoir la monture la plus rapide, il ne parvint jamais à les voir, jusqu'à ce qu'ils [parvinssent sous les ombres des Crisaegrim, et cherchassent le sentier secret >] atteignissent Brithiach, et abandonnassent leurs chevaux.
Le texte continue alors comme dans Le Silmarillion §23 (le paragraphe commençant par Eöl s'enfuit alors en toute hâte...).
La version finale de A fut préservée dans le tapuscrit B, et mon père ne la modifia pas ni dans la copie principale, ni dans le carbone (sauf pour « un banquet » > « un banquet de mi-été » dans cette dernière). À partir de là, en fait, il n'y eut pas d'autres changements ou annotations apportés à la copie carbone B(ii), et ce texte ne nous intéresse plus. Mais dans B(i) mon père inséra dans le tapuscrit un long texte sur des pages séparées ; et cela semble être le dernier apport de substance narrative qu'il écrivit sur le Sujet des Jours Anciens - cela ne peut être antérieur à 1970 (voir p. 316). Il commence aux mots « Il advint qu'au milieu de l'été » et continue sur la fuite de Maeglin et Aredhel, la poursuite d'Eöl, et l'intervention de Curufin : Le Silmarillion pp. 134-6, §§14-23, où il rejoint le texte A d'origine à « avant qu'ils n'eussent atteint le Brithiach et abandonné leur chevaux ».
Comme il a été vu (p. 317), l'histoire de Maeglin n'a pas été écrite dans le but d'être un élément du Quenta Silmarillion ; et le détail de la narration dans cette interpolation très tardive fut en quelque sorte réduit dans le texte publié, principalement par la suppression de la précision temporelle et du compte des jours, et par un retour à la simplicité d'origine de la narration plus lointaine. Les omissions principales et les altérations qui en découlent sont données dans ce qui suit.
§14 et qu'il s'y rendit. Texte d'origine : « et qu'il s'y rendit, bien qu'il pensât probable qu'en son absence Maeglin pourrait chercher à rendre visite aux fils de Fëanor en dépit de ses conseils, et il ordonna en secret à ses valets de garder l'œil sur sa femme et son fils. »
et il s'adressa à Aredhel : « et quand Eöl fut parti depuis quelques jours Maeglin alla voir sa mère et lui dit : »
§§15-16 Ils dirent aux serviteurs d'Eöl qu'ils allaient à la recherche des fils de Fëanor ...: « Par conséquent cette nuit-là ils préparèrent des vivres pour un voyage aussi secrètement qu'ils le purent, et ils partirent à cheval au point du jour pour l'orée septentrionale de Nan Elmoth. Là, tandis qu'ils traversaient le petit ruisseau du Celon, ils aperçurent un garde, et Maeglin lui cria : « Dites à votre maître que nous allons visiter nos parents en Aglon. » Puis ils chevauchèrent au-delà du Himlad jusqu'aux gués de l'Aros, puis vers l'ouest le long des frontières de Doriath. Mais ils s'étaient bien trop attardés. Car pendant la première nuit du banquet de trois jours, pendant son sommeil, l'ombre ténébreuse d'un mauvais pressentiment visita Eöl, et au matin il quitta Nogrod sans cérémonie et rentra chez lui à cheval à toute vitesse. Ainsi, il s'en retourna quelques jours plus tôt que Maeglin ne l'avait escompté, arrivant à Nan Elmoth le lendemain de leur fuite, à la tombée de la nuit. Là il apprit par son garde qu'ils étaient partis vers le nord moins de deux jours auparavant, et qu'ils étaient passés par Himlad, en route vers l'Aglon.
« La colère d'Ëol fut alors si grande qu'il décida de les suivre immédiatement ; ne restant que le temps de prendre un cheval frais, le plus rapide qu'il possédait, et il partit le soir même. Mais tandis qu'il pénétrait en Himlad, il maîtrisa sa rage...»
À côté de Celon est écrit ? Limhir (voir ci-dessus, §7).
§16 et, de plus, Curufin était un être d'humeur batailleuse. Mais les éclaireurs d'Aglon avaient suivi les traces des fugitifs...: « Curufin était un homme d'humeur périlleuse. Jusque là ils l'avaient laissé [Ëol] libre de ses mouvements, mais ils pouvaient, s'ils le voulaient, le restreindre à l'intérieur des frontières de Nan Elmoth, et le couper de son amitié avec les Nains, de laquelle Curufin était jaloux. Les choses se passèrent en fait un peu mieux qu'il ne l'avait craint, car les éclaireurs d'Aglon...»
Avant qu'Ëol eût traversé Himlad...: « Alors, avant qu'Ëol eût traversé la moitié d'Himlad il fut arrêté au passage par des cavaliers bien armés, qui le forcèrent à les accompagner jusqu'à leur seigneur Curufin. Ils atteignirent son campement aux environs de midi ; et il n'accueillit Ëol qu'avec peu de courtoisie. »
§19 Il n'y a pas deux jours qu'ils ont traversé Arossiach...: « Voici bientôt deux jours, ils ont été vus en train de franchir les Gués de l'Aros, et de chevaucher rapidement en direction de l'ouest. » Pour le nom Arossiach introduit dans le texte publié voir p. 338, note 2.
§22 de trouver un parent si prêt à vous aider : « de trouver un neveu si prompt à vous aider. ». Concernant cette altération, voir §23 ci-dessous.
D'après les lois des Eldar je ne puis te tuer ici : il y a ici une note en bas de page dans l'original : « Parce que les Eldar (y compris les Sindar) n'avaient pas le droit de tuer un des leurs par vengeance, quel qu'eût été le grief. De plus, à ce moment-là, Eöl avait chevauché vers Aglon sans intention mauvaise, et ce n'était que justice qu'il cherchât à avoir des nouvelles d'Areðel et de Maeglin. »
§23 car il avait compris que Maeglin et Aredhel étaient partis pour Gondolin : « Car à présent il vit qu'il avait été trompé, et que sa femme et son fils fuyaient vers Gondolin, et il avait été retardé de façon telle qu'il y avait maintenant plus de deux jours qu'ils avaient franchi les Gués. »

Cette narration est suivie de notes variées. L'une d'entre elles est un arbre généalogique :

    Míriel = Finwë = Indis
    | |
    Fëanor Turgon, Areðel == Eöl
    | |
    Curufin Maeglin
Est ajouté à cela : « Donc Curufin était le petit cousin de Turgon et d'Areðel. Eöl était l'oncle par alliance de Curufin, mais celle-ci fut reniée, considérée comme une « alliance forcée ». » Les paroles d'Ëol citées au §22 ci-dessus se basent sur cette généalogie, « de trouver un neveu si prompt à vous aider » ; mais ceci est bien entendu complètement faux. La généalogie correcte est :
    Míriel = Finwë = Indis
    | |
    Fëanor Fingolfin
    | |
    Curufin Turgon, Areðel == Eöl
Curufin n'était pas le petit-cousin d'Ëol (par l'intermédiaire d'Areðel), mais son cousin issu de germain (par alliance). C'est une erreur étrange, que l'on pourrait penser sans précédents, puisque c'est n'est pas un simple étourderie accidentelle.
Sur une autre page, on peut trouver le long propos suivant, écrit hâtivement et particulièrement élaboré, concernant les motivations de Celegorm et Curufin.
    La rencontre entre Eöl et Curufin (si ce n'est pas une interruption trop longue) est une bonne chose, puisqu'elle montre (comme il convient) Curufin, qui joue trop souvent le rôle du scélérat (surtout dans le Conte de Tinúviel) dans un jour meilleur et plus honorable - bien qu'il soit toujours d'humeur dangereuse et méprisant dans son discours. Curufin, bien évidemment, était bien conscient de la haine d'Ëol pour les Noldor, et surtout pour Fëanor et ses fils, en tant qu' « usurpateurs » (bien que dans ce cas ce fût injuste, puisque les contrées occupées par les 5 fils ne l'avaient pas été auparavant pas les Sindar). Il connaissait également l'amitié d'Ëol avec les Nains de Nogrod (en effet, Eöl n'aurait pas pu voyager seul à travers le Beleriand or. vers Nogrod sans la permission des 5 fils), parmi lesquels il avait essayé, avec quelque succès, d'attiser leur inimitié envers les Noldor. Ce qui était un grief envers les 5 fils, qui avaient, avant la venue d'Ëol à Nan Elmoth, tiré grand profit de l'aide des Nains. Curufin savait aussi que la femme d'Ëol était des Noldor, en effet il savait depuis longtemps qui elle était, et à présent il avait habilement deviné qu'elle [?cherchait] enfin à fuir son mari. Curufin aurait pu tuer Ëol (ce qu'il désirait grandement !) et nul, hormis les des quelques hommes qui étaient avec lui dans son campement (qui ne l'auraient jamais trahi) ne l'aurait jamais su - ou beaucoup pleuré. À Elmoth, on aurait seulement appris qu'Ëol était parti à cheval à la poursuite d'Areðel et n'était jamais revenu, et il y avait suffisamment de dangers sur la route pour rendre cela crédible. Mais cela aurait été, pour les lois et les sentiments Eldarins, un meurtre ; Eöl venant seul, sans intention mauvaise à ce moment, seulement inquiet. [Il] avait également répondu au mépris et aux insultes de Curufin avec pondération ou même courtoisie (que ce fut ironique ou non). Il était aussi, de façon plus convaincante, un des Eldar, et n'était jusque là pas connu comme étant tombé sous aucune ombre de Morgoth - mis à part celle, vague, qui atteignit beaucoup de Sindar (? due à des rumeurs inspirées par Morgoth) - la jalousie des Noldor. Ce qui était dangereux (quelles qu'aient été les fautes de leur rébellion) puisque si Morgoth n'avaient pas été suivi par les Exilés, il semble clair que tous les Sindar auraient rapidement été détruits ou réduits en esclavage.
    Un autre point important restant à éclaircir est l'action antérieure de Curufin et Celegorm concernant Areðel. Elle avait vraiment séjourné avec eux, et n'avait aucunement caché qui elle était - et en effet ils la connaissaient bien depuis longtemps. Pourquoi n'ont-ils pas envoyé un message à Gondolin ? Il semblerait que les chefs de son escorte, pourtant vaillants, se fussent trouvés à ce point désorientés et découragés par les horreurs des vallées à l'ouest de l'Esgalduin, qu'ils n'avaient jamais atteint le Pont de l'Esgalduin, ou approché Aglond. Cela rend nécessaire, je pense, le fait de ne pas nommer les chefs les plus éminents et braves (Glorfindel, Egalmoth, et Ecthelion) en tant que membres de son escorte. La réponse à la question ci-dessus est alors celle-ci : les périls de Dungorthin etc. étaient de manière universelle craints par les Eldar, et pas moins par les fils de Fëanor, pour lui [lire lesquels] le refuge méridional dans Doriath était totalement fermé. Turgon avait, bien sûr, expressément interdit à Areðel de prendre cette route. Seule sa volonté avait accompli cela. Son escorte endura ces périls manifestement jusqu'au bout de ses forces dans sa recherche, et par là aida sans doute sa fuite, en attirant à elle l'attention des créatures malfaisantes. À présent, depuis que Gondolin était "fermée", il n'y avait pas [eu] de communication du tout entre les fils de Fëanor et Turgon. Bien entendu, il était de notoriété publique que n'importe lequel de ces fils (ou n'importe quels messagers accrédités en conséquence), portant des nouvelles d'Areðel, y aurait immédiatement été admis. Mais, de toute évidence, Areðel avait dit à Curufin (et plus tard à Celegorm, qu'elle appréciait le plus) suffisamment de choses sur elle-même pour qu'il comprenne qu'elle s'était échappée de Gondolin de sa propre volonté et qu'elle était contente de résider [avec] eux et d'être libre. À présent, ils ne pouvaient informer Gondolin qu'en affrontant des périls malfaisants, et seul sauver Areðel de la misère leur aurait semblé être une raison suffisante pour le faire. De plus, tant qu'elle était heureuse et à son aise, ils différèrent - pensant que même si Turgon en était informé, il aurait seulement exigé son retour (puisque sa permission concernant son départ n'était plus valable, à cause de sa désobéissance). Mais avant qu'ils aient pris une décision, elle était de nouveau partie, et ils n'eurent aucune connaissance de ce qu'il advint d'elle, ni même ne le devinèrent, avant bien longtemps. Ceci, ils le surent en fin de compte quand Areðel recommença à visiter les frontières de Nan Elmoth, ou à errer au-delà. Car ils surveillaient constamment Nan Elmoth, n'ayant aucune confiance en les agissements et les allées et venues d'Ëol, et leurs éclaireurs l'aperçurent de temps à autres quand elle chevauchait sous le soleil, près de l'orée du bois. Mais à présent, [pour] eux, il était trop tard ; et ils tout [? lire ils pensèrent que tout] ce qu'ils pourraient obtenir en compensation des périls seraient les reproches ou la colère de Turgon. Et cela en aucun cas [ils] ne voulaient le subir. Car ils se trouvaient maintenant sous l'ombre d'une peur, et commençaient de nouveau à se préparer à la guerre avant que les forces du Thangorodrim ne deveinssent insurmontables.

Cet écrit comporte des difficultés majeures, ainsi que des points mineurs à mentionner. (1) Il est dit que Curufin « connaissait également l'amitié d'Ëol avec les Nains de Nogrod » : dans la narration les visites d'Ëol avaient lieu à Belegost, changé dans B(ii) en « Nogrod ou Belegost » (voir §9 ci-dessus), mais déjà dans A le banquet auquel il avait participé au moment de la fuite de sa femme et de son fils se tenait à Nogrod. (§14). Autre part parmi ces écrits tardifs sur Maeglin, il est dit d'Ëol : « Récemment, il s'était souvent rendu à Nogrod ; il s'était lié d'une grande amitié avec les Nains de Nogrod, puisque ceux de Belegost au nord étaient devenus amis de Caranthir fils de Fëanor. » (2) La passe est nommée ici Aglond, bien que dans la narration interpolée elle-même elle soit nommée Aglon ; voir p. 338, note 3. (3) Pour le fait de nommer les membres de l'escorte d'Aredhel, rejeté ici, voir au §4 ci-dessus. (4) La référence à Dungorthin plutôt que Dungortheb est un retour fortuit à l'ancien nom qui était resté tel quel pendant longtemps.
(5) Les cinq fils de Fëanor sont mentionnés 3 fois, mais je ne peux expliquer ceci. Il ne semble pas crédible que les Sept Fils de Fëanor, si profondément inscrits dans la tradition, et constamment récurrents, se soient réduits cinq par une simple erreur d'étourderie, comme dans le cas de l'omission de Fingolfin de la généalogie (p. 327). À ce moment-là, fut introduit dans l'histoire le fait que l'un des frères jumeaux Damrod et Díriel, plus tard Amrod et Amras, les plus jeunes des fils de Fëanor, mourait durant l'incendie des bateaux des Teleri à Losgar, car « il était retourné se coucher dans son bateau » : ceci était statué dans une note au crayon sur le tapuscrit des Annales d'Aman (X.128, §162), bien qu'aucune altération conséquente ne fût jamais effectuée à aucun texte. Il est possible que mon père ait fini par penser qu'Amrod et Amras mouraient tous deux dans le bateau en feu.
(6) Enfin, la phrase qui conclut le propos, concernant la préparation de Celegorm et Curufin pour la guerre, est surprenante. Le Siège d'Angband prit fin de manière très soudaine au milieu de l'hiver de l'année 455. Entre la déroute de Glaurung en 260 et la Bataille de la Flamme Soudaine, il y eut (d'après les mots des Annales Grises, p.46) « la longue paix pendant bien près de deux cents ans. À cette époque il n’y avait que quelques escarmouches sur les marches du nord...». Il est vrai qu'en 402 (p.49) il y eut « des combats sur les marches du nord, plus durs que ceux qui s'étaient déroulés depuis la déroute de Glaurung ; car les Orcs tentèrent de traverser la passe d'Aglon » ; tandis qu'en 422 (p. 50) Fingolfin « commença à réfléchir à un assaut contre Angband », qui ne mena à rien, car « la plupart des Eldar se satisfaisait de la manière dont se passaient les choses et tarda à lancer un assaut au cours duquel sûrement beaucoup périraient ». Mais Maeglin et Aredhel fuirent de Nan Elmoth vers Gondolin en 400. Il n'y a avait aucune indication nulle part que les fils de Fëanor fussent en train de préparer la guerre 55 ans avant la Dagor Bragollach, avec laquelle le Siège d'Angband prit fin.

En ce qui concerne le reste de la narration, il y a très peu d'altérations faites à la copie principale B(i) du tapuscrit, et je remarque seulement celles qui suivent :
§35 Il fut décidé qu'Eöl serait amené...: à la fin du paragraphe, mon père ajouta :
    Car les Eldar n'utilisaient jamais de poison, même contre leurs ennemis les plus cruels, bêtes, orks, ou hommes ; et ils étaient emplis de honte et d'horreur qu'Ëol ait pu méditer cet acte mauvais.
À partir de ce point le texte publié suit également l'original de très près, et la petite quantité d'altérations éditoriales n'affecte en aucun cas la narration.

J'ai mentionné (p. 316) qu'en plus des changements et des annotations très tardifs, répertoriés ci-dessus, apportés au texte Maeglin, il existe également beaucoup d'écrits complémentaires datant de la même époque. Ces écrits concernent principalement la géographie, la chronologie, et les distances des voyages à cheval, mais ils sont compliqués et confus, se répétant souvent entre eux avec de légères différences de calcul, et en partie pratiquement illisibles. Ils contiennent cependant de nombreux détails curieux à propos de la géographie et des chemins empruntés par les voyageurs dans ces régions.
Présenter ce matériau de manière ordonnée, en le traitant page par page et en essayant de rendre compte du développement par séquences, est impossible, et même si cela était possible, ce serait superflu. Mon père lui-même nota : « Ces calculs de durées durant les voyages d'Ëol, bien qu'intéressants (et suffisants les rendre possibles) ne sont pas vraiment nécessaires pour la narration - qui semble crédible telle qu'elle est, même confrontée à une carte. » Ce qui suit est un essai, agrémenté de quelques citations sur ce que l'on peut apprendre (et encore plus, sur ce que l'on ne sait pas) à propos des routes du Beleriand oriental. Les notes numérotées se trouvent en pp. 338-9.
Des photocopies plutôt claires des sections Nord-Est et Sud-Est de la carte sont associées à ce matériau. Ces photocopies furent faites au moment où la carte reçut presque toutes les altérations qui y furent jamais effectuées1 ; et mon père utilisa les copies, et pas l'original, pour indiquer des lieux apparaissant dans sa reconsidération et son développement de l'histoire de Maeglin vers 1970. Puisque les pistes sont bien plus aisément compréhensibles visuellement que par des descriptions, le nouveau dessin de la section Nord-Est (p. 183) est de nouveau reproduit en p. 331, et montre les altérations ; les tracés sur la section Sud-Est sont peu nombreux et facilement compréhensibles à partir d'une description, et pour ceux-là, des références au nouveau dessin p. 185 sont faites.


Dernière édition par Incanus le 10 Juil 2007 22:43; édité 1 fois
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MessagePosté le: 01 Déc 2006 17:56     Sujet du message: Répondre en citant

Feuille 2 : nord-est (avec ajouts)



[Pour une version plus grande, cliquez sur la carte.]
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MessagePosté le: 05 Déc 2006 21:27     Sujet du message: Répondre en citant

Mon père avait établi dans une note au dos de la « seconde carte » originelle (voir V. 272) que l'échelle était de 50 milles pour 3,2 cm, ce qui est la longueur des côtés des carrés. Cependant, au dos d'une de ces photocopies, il écrivit : « La mesure en centimètres estimée sur la carte originelle est superflue, incommode et imprécise. En réalité, 2 carrés de 1,25 [pouces] chacun = 100 milles. ... Par conséquent, l'échelle est de 40 milles pour un pouce. 50 milles pour 1,25 pouces = un carré. » Bien qu'il ne le dît pas précisément ici, il me semble qu'il dessina le quadrillage d'origine en se basant sur les pouces, mais que par la suite il l'interpréta comme étant en centimètres.

La Route de l'Est. Dans le texte originel de Maeglin (p. 319, §5) , les gardes des marches de Doriath dirent à Isfin que « la voie la plus rapide est la Route de l'Est, depuis Brithiach et à travers l'est de Brethil, et ensuite le long des marches septentrionales de son Royaume, jusqu'à franchir l'Esgalduin et l'Aros, et ainsi arriver aux bois derrière la Colline de Himring » ce qui ne fut pas modifié quand les correction furent apportées au texte, longtemps après, à part en changeant « l'Esgalduin et l'Aros » en « le Pont d'Esgalduin et le Gué de l'Aros » sur une seule copie. Dans le §6, elle « chercha » la « route » entre les Montagnes de la Terreur et l'orée septentrionale de Doriath et au §7 « elle se tint à la Route de l'Est, et franchit l'Esgalduin et l'Aros », changé sur une copie en « En fin de compte elle retrouva la Route de l'Est ... » Dans l'un des passages rejetés du manuscrit A, donné aux §§14 sqq. à la p. 324, il est dit que « Morleg [Maeglin] n'emprunta pas tout de suite la Route de l'Est, mais chevaucha d'abord vers Celegorm », tandis que dans le second passage rejeté (ibid.) « ses valets [à Eöl] lui rapportèrent qu'ils avaient fui aux gués de la Route de l'Est, par-delà l'Aros et l'Esgalduin » ; dans la troisième forme (p. 325) « ses valets lui rapportèrent qu'ils étaient partis à cheval vers la Route de l'Est et le gué sur l'Aros. »
À partir de tous ces passages, il est clair que quand il écrivit le texte originel de Maeglin en 1952, mon père conçut une route est-ouest qui partait du gué de Brithiach, passait entre les Montagnes de la Terreur et les frontières septentrionales de Doriath, et franchissait les rivières Esgalduin et Aros ; et le fait que le premier de ces passages fut conservé tel quel dans les deux tapuscrits semble montrer qu'il conservait toujours sa conception en 1970. La seule différence semble être l'introduction d'un pont, plutôt qu'un gué, au-dessus de l'Esgalduin. Que cela fut certainement le cas se déduit du passage suivant :
    La maison d'Ëol (au beau milieu d'Elmoth) se situait a à peu près 15 milles du point le plus septentrional du bois, derrière le Celon. Le Gué de l'Aros était à environ 65 milles au N.O. de ce point.2 À cette époque, Curufin résidait au coin sud-est de la passe d'Aglond3, à environ 45 milles au nord-est du Gué de l'Aros. Le Himlad (plaine-froide) se situait derrière Aglond et Himring, entre les cours septentrionaux des Rivières Aros et Celon, et il le déclara son pays.4 Lui et son peuple, naturellement, surveillèrent le Gué de l'Aros ; mais ils n'empêchèrent pas les quelques voyageurs hardis (Elfes ou Nains) d'utiliser la route Ouest-Est après les frontières septentrionales de Doriath. (Au-delà des Gués il y avait une région entière non habitée entre les montagnes nord [? lire dans le nord,] l'Esgalduin, l'Aros et Doriath : pas même des oiseaux ne venaient ici. Elle fut donc appelée Dor Dhínen, le « Pays Silencieux ».)5
    Au-delà de l'Aros (à quelque 25 milles) reposait l'obstacle plus formidable qu'était l'Esgalduin, pour lequel on ne pouvait trouver aucun endroit pour passer à gué. Durant les « jours de paix », avant le retour de Morgoth et Ungoliant, quand les frontières septentrionales de Doriath étaient les montagnes de Fuin (elles n'étaient pas encore maléfiques), la route Ouest-Est franchissait l'Esgalduin par un pont, en dehors de ce qui fut plus tard le barrière de Melian. Ce pont de pierre, l'Esgaliant ou Iant Iaur (vieux pont) existait toujours, et était surveillé par les gardes de Doriath, mais son utilisation par les Eldar ne fut pas compromise. Par conséquent, les fugitifs, ayant traversé l'Aros, devaient nécessairement tourner au sud-ouest, vers le pont. À partir de là, ils resteraient le plus près possible de Doriath (si Thingol et Melian ne leur étaient pas hostiles). À l'époque de cette histoire, bien que beaucoup d'êtres malfaisants se tapissaient dans les Montagnes, le principal danger était la traversée de Nan Dungortheb, à partir de laquelle des nuages de ténèbres s'insinuaient presque jusqu'aux Barrières.
En passant à la photocopie de la carte, on constate que la maison d'Ëol était signalée dans Nan Elmoth comme dans mon nouveau dessin (p. 331). Une ligne au stylo-bille vert relie sa maison à un point situé sur la frontière septentrionale du bois, au-delà de la rivière ; et de là une ligne en pointillés verts (représentée par une ligne en tirets dans le nouveau dessin) traverse le Himlad jusqu'au « Gué de l'Aros », marqués au stylo-bille rouge.6 Les points verts parcourent ainsi le sud-ouest du pont sur l'Esgalduin, celui-ci étant labellé simplement « Pont » (Esgaliant ou Iant Iaur dans le texte qui vient d'être cité)7 Les points verts se poursuivent un petit peu au sud-ouest au-delà de l'Iant Iaur et s'arrêtent : aucune relation entre eux et List Melian (l'Anneau de Melian) n'est observable.
Il est établi dans une note sur la photocopie de la carte que cette ligne verte marque le « parcours de Maeglin et de sa mère, fuyant Gondolin ». À la lumière du texte qui vient d'être cité, cette ligne représente aussi la Route Est-Ouest depuis le Gué de l'Aros jusqu'à l'Iant Iaur ; mais à part cela la route n'est pas représentée. La ligne pointillée le long de Neldoreth est labellée sur la carte List Melian, et ne représente pas une route. À l'ouest, cette ligne fut en effet prolongée au-delà de Mindeb jusqu'au Brithiach, mes ces points furent rayés (p. 188, §38) ; à l'est elle fut prolongée entre l'Aros et le Celon, et cela semble représenter la suite de List Melian.
À cause de ces points obscurs, j'ai exclu du chapitre Maeglin dans Le Silmarillion les références à la « Route de l'Est » et reformulé les passages ; mais sur la carte qui accompagne le livre, j'ai marqué son tracé. À présent, cela semble avoir été une mauvaise idée dans les deux cas : car il y avait certainement une Route de l'Est, mais son tracé n'est pas clair et sa destination inconnue. Au-delà de l'Aros, vers l'est, il n'existe aucune indication de là où elle menait : il est dit dans le passage cité ci-dessus que la route et le pont par lequel elle franchissait l'Esgalduin étaient des ouvrages anciens datant des « jours de paix » d'avant le retour de Morgoth : ce n'était pas une route faite par les Noldor pour communiquer entre les royaumes de l'ouest et les Fëanoriens. L'avoir tracée tournant au sud-est après le gué de l'Aros n'est pas non plus justifié. Au-delà de l'Esgalduin, vers l'ouest, il est dit dans ce passage que les voyageurs « resteraient le plus près possible des Bordures de Doriath », ce qui ne semble pas correspondre à suivre un sentier battu.

Les routes des Nains. La question des routes des Nains dans le Beleriand oriental est également obscure. Dans les premières Annales du Beleriand (AB 1, IV.332) il était dit que « les Nains avaient depuis longtemps une route vers l'ouest qui montait le long de l'Ered Lindon vers l'est, et qui passait à l'ouest dans les passes au sud du Mont Dolm et descendait le long de la Rivière Ascar et par-dessus le Gelion au gué de Sarn Athrad et aussi à l'Aros. » Ceci est en parfait accord avec le tracé (révisé) de la route sur l'« Extension orientale » de la première carte du Silmarillion (voir IV.231, 336). On voit d'après la partie centrale (originelle) de la première carte qu'elle traversait le Celon et l'Aros à l'ouest de Nan Elmoth (qui bien entendu n'existait pas encore à ce moment-là) et ainsi se prolongeait dans une direction O.S.O vers les Mille Cavernes (entre les pp. 220 et 221 dans le Vol.IV). Mais le tracé de l'ancienne route des Nains après avoir franchi Sarn Athrad ne fut jamais dessiné sur la seconde carte - sauf si la vague ligne décrite dans les notes concernant la carte, p. 190, §68, est correctement interprétée comme étant la route des Nains. Si c'est le cas, alors son tracé avait été modifié pour franchir l'Aros bien plus au sud, et ensuite se poursuivre vers le nord à travers la Forêt de Region vers Menegroth. Mais on trouve une preuve plus convaincante dans le chapitre De la Venue des Hommes dans l'ouest dans le Quenta Silmarillion tardif, pp. 218-19, où il est dit que « Marach [...] descendit la route des Nains dans le même pays au sud-est des campements de Baran, le fils de Bëor » : c'était Estolad, « la rive est du Celon au sud de Nan Elmoth ». Concernant la désuétude de la (des) vieille(s) route(s) des Nains au Beleriand après la venue des Noldor voir p. 121, commentaire dans AG §114.
Il a déjà été dit dans le texte originel de Maeglin (p. 321, §9) que « le commerce des Nains suivait deux routes, et celle du Nord, allant vers Himring, passait près de Nan Elmoth ». Ceci ne fut pas modifié dans le travail tardif effectué sur Maeglin ; et sur la carte première (déjà présente quand la photocopie fut faite) une ligne de pointillés légers au crayon nommée « route nord des Nains » (voir p. 189, §50) va à l'E.S.E depuis Nan Elmoth, traverse le Gelion à quelque distance au sud de la confluence de ses bras, puis tourne au sud, étant plus ou moins parallèle à la rivière. Il n'y a aucune trace de son parcours que ce soit à l'ouest ou au nord de Nan Elmoth, et il est impossible de savoir de façon sûre s'il existe ou non un tracé la prolongeant au sud ou à l'est au-delà du point où il s'arrête dans mon nouveau dessin (p. 183).
Les papiers concernant Maeglin ne résolvent pas le problème du tracé de cette « route nord des Nains », car (bien que tout date de toute évidence de la même époque) ils en représentent assurément des conceptions différentes.

(i) À propos du voyage d'Eöl à Nogrod, mon père dit :
    Le pays était, depuis Elmoth jusqu'au Gelion, au nord de l'Andram et des Chutes en-dessous du dernier gué sur le Gelion8 (juste en amont de l'afflux de la Rivière Ascar venant des Montagnes), principalement une plaine vallonnée, avec des régions entières recouvertes de grands arbres, sans fourrés. Il y avait quelques sentiers battus à l'origine par les Nains de Belegost et Nogrod, le meilleur (le plus utilisé et le plus large) allant du Petit Gué jusqu'au Gué de l'Aros, en passant au Nord d'Elmoth, il traversait le Pont de l'Esgalduin mais n'allait pas plus loin car, si les Nains désiraient visiter Menegroth
Ce texte devient alors complètement illisible. Au niveau du « dernier Gué sur le Gelion », il ajouta une note qui dit que le nom Sarn Athrad de ce gué doit être changé en Harathrad « Gué du Sud » , « par contraste avec le gué septentrional qui était beaucoup plus utilisé, et où la rivière n'était pas encore très rapide ni profonde, presque plein est par rapport à la maison d'Eöl (à 72 milles) » ; et à côté de Harathrad il écrivit Athrad Daer (« le Grand Gué »).9
Cela semble impliquer qu'Eöl franchit le Gelion au gué septentrional, mais ceci n'est pas vraiment établi ici. Deux altérations apportées à la photocopie de la carte font part ce qui est dit ici. L'une est le marque d'une traversée du Gelion dans le carré
E 13 (p. 331), juste au-dessus de l'endroit où la ligne pointillée « route nord des Nains » traverse la rivière sur la carte d'origine, mais sans aucun tracé menant à la traversée. L'autre est au gué de Sarn Athrad dans la section sud-est (p. 185), où, sur la photocopie, mon père écrivit de nouveau le nom par-dessus le nom existant, l'entoura, et écrivit en-dessous Harathrad.
Au-delà de ça, on ne peut rien dire de la route nord des Nains, et il n'y a aucune indication sur la carte ou dans un texte de l'endroit où, si en effet c'était le cas, elle rejoignait la « route sud ». En effet, il est très curieux que cette route septentrionale, qui dans le texte de Maeglin est dite aller « en direction d'Himring » (comme on doit s'y attendre : menant aux terres des Fils de Fëanor), est dite, dans la citation (i) qui vient d'être donnée, traverser le Gué de l'Aros et le Pont de l'Esgalduin : car ces traversées étaient sur la Route de l'Est qui menait au Brithiach (pp. 332-3). Et, en dehors de cela, pourquoi cette route devrait tourner vers l'ouest, et pourquoi devrait-elle ne pas dépasser le Pont de l'Esgalduin ?

(ii) Sur une autre page mon père écrivit que le voyage depuis la maison d'Eöl à Nan Elmoth et dans la direction de Nogrod se faisait
    à travers des contrées sauvages (mais n'étant pas en général difficiles pour les chevaux) sans aucune route, mais le long d'un sentier battu fait par des commerçants nains vers le Sarn Athrad (le dernier point où la Rivière Gelion pouvait être traversée), et qui rencontrait la route des Nains jusqu'à et au travers de la haute passe dans les montagnes menant à Nogrod.
Ici, il n'est pas fait mention d'un gué septentrional, ou même de la route nord ; et il semble être induit qu'Eöl devrait obligatoirement traverser à Sarn Athrad (toujours appelé ainsi, pas Harathrad) ; de plus il est dit qu'Eöl, chevauchant depuis Nan Elmoth vers Nogrod, prit « un sentier battu fait par des commerçants nains vers le Sarn Athrad qui rencontrait la route des Nains jusqu'à la haute passe.
En plus de la ligne pointillée verte introduite sur la photocopie de la carte, et étant dite représenter le chemin de Maeglin et d'Aredhel fuyant de Nan Elmoth (p. 333), des lignes de points rouges (représentées sur mon nouveau dessin par des lignes de points rapprochés) vont de Nan Elmoth jusqu'au gué de l'Aros, ainsi qu'au sud-est depuis Nan Elmoth (p. 331). Dans la section sud-est de la photocopie (voir mon nouveau dessin de la carte d'origine en p. 185) cette ligne de points rouges continue tout droit à travers le carré G 13 jusqu'à Sarn Athrad, et là coïncide avec la route des Nains, jusqu'aux montages, qui était déjà présente sur la carte d'origine. Il n'y a pas de note sur la photocopie qui explique ce que ces lignes représentent, mais il n'y a aucun doute sur le fait qu'elles représentent les voyages d'Eöl (même si les points continuent tout le long jusqu'au Gué de l'Aros, alors qu'il fut arreté en pleine poursuite de Maeglin et Aredhel par les cavaliers de Curufin « avant qu'il eut traversé la moitié de Himlad », p. 326, §16). Ainsi, la ligne allant de Nan Elmoth jusqu'à Sarn Athrad correspond clairement à ce qui est dit dans la citation (ii).

L'absence de tout affirmation claire et complète - en effet, la suggestion que les idées de mon père sur le sujet ne s'étaient pas stabilisées, et d'immenses doutes concernant certains tracés de la carte m'ont entraîné à omettre le sujet des routes des Nains sur la carte publiée.
Mis à part le problème des routes, quelques notes concernant les noms dans ces papiers montrent l'insatisfaction de mon père vis-à-vis des noms anciens, déjà observée dans les cas d'Isfin et d'Eöl (pp. 317, 320) : ici ceux en question sont Gelion et Celon (cf. sa note sur la carte d'origine, p. 191, où il dit que « ces noms de rivières ont besoin d'être transformés en mots étymologisables »).10 Dans des notes se trouvant à des endroits différents il proposa (dans cet ordre) Gelduin, Gevilon, Gevelon, et aussi Duin Daer (cf. Duin Dhaer dans la note, qui vient d'être mentionnée, sur la carte d'origine) ; Gevelon vient du nain Gabilān « grand fleuve ». Sur le dos d'une des photocopies de la carte il écrivit :
    Le pays à l'est de celle-ci [la rivière] est Thorewilan [le a est souligné]. Le nom nain était également souvent traduit Duin Daer. Le nom Gabilān était donné par les Nains à la Rivière seulement au sud des Chutes où (après la jonction de la Rivière avec l'Asgar, venant des Montagnes) elle devenait rapide et où son volume augmentait réguilièrement par l'afflux de cinq affluents supplémentaires.
Le nom Thargelion sur la carte d'origine fut changé en Thargelian (avec le a souligné : p. 331) : cette dernière forme était apparue dans des changements apportés aux tapuscrits de Maeglin (p. 320). La forme Asgar apparut dans les années 1930 (en lieu et place d'Ascar), voir IV.209 ; cf. les Étymologies, racine
SKAR : « N[oldorin] asgar, ascar violent, précipité, impétueux ».
La substitution du nom Limhir en faveur de Celon était apparue comme proposition dans un des tapuscrits de Maeglin (p. 320), et parmi les papiers « géographiques » il y a la note suivante :
    Celon est un nom de rivière trop banal. Limhîr (la rivière claire/étincelante) - répété dans le SdA comme l'étaient, non dénaturés, d'autres noms du Beleriand - convient mieux pour la rivière, un affluent de l'Aros, et un mince ruisseau clair descendant de la colline d'Himring.
Le nom Limhîr ne figure pas dans le Seigneur des Anneaux, sauf si mon père faisait référence à la Limeclaire, à propos de laquelle il est dit dans le Guide to the Names in The Lord of the Rings (A Tolkien Compass, éd. Lobdell, p. 188) : « Le suffixe -claire indique que c'est un nom du langage commun ; mais laisser inchangé l'obscur élément lim- et traduire -claire : l'adjectif claire signifie ici « brillant, limpide ». »
En dernier lieu reste, trouvée parmi ces papiers, la mention de l'étymologie de Maeglin.
    mik percer : *mikrā à la pointe acérée (Q miχa, S *megr): « adjectif fort » maikā pointu, pénétrant, entrant profondément - souvent au sens figuré (comme Q hendumaika regard-acéré, S maegheneb > maecheneb).
    glim rayon, reflet (en général des éclairs de lumière fins, minces mais brillants). Appliqué particulièrement à l'éclat des yeux ; pas Q. S glintha- jeter un regard (sur), glînn.
    Le nom Maeglin vient de ces deux mots, puisque Maeglin, encore plus que son père, avait des yeux très brillants, et le regard à la fois physiquement vif et mentalement pénétrant, et interprétant rapidement les regards et les gestes des gens, et percevant leur pensées et leurs buts. Ce nom lui fut donné seulement dans son enfance, quand ces caractéristiques lui furent reconnues. Son père jusque là se contenta de l'appeler Iôn, fils. (Sa mère lui donna en secret un nom N. quenya Lómion « fils du crépuscule » ; et lui apprit la langue quenya, bien qu'Eöl l'eût interdit.)
Ce développement de l'histoire de Maeglin à partir de la forme en laquelle il l'avait écrit vingt ans auparavant semble avoir été le dernier travail intense que mon père effectua à propos des véritables narrations des Jours Anciens. Pourquoi s'est-il tourné en particulier vers cette légende, je ne sais ; mais l'on peut voir, dans sa considération minutieuse des perspectives de l'histoire, depuis les mobiles des acteurs jusqu'au détail du terrain, des routes, de la vitesse et de l'endurance des cavaliers, combien l'objectif de sa vision des contes anciens avait changé.





NOTES


1 Les mots « lire (71) Dor-na-Daerachas » furent ajoutés à la carte d'origine plus tard : voir p. 187, §30, et la note 6 ci-dessous.
2 Dans un autre passage parmi ces papiers le(s) Gué(s) de l'Aros sont appelés Arossiach ; ce nom fut adopté sur la carte acompagnant Le Silmarillion et introduit dans le texte.
3 Le texte a « au coin S.O. », mais ce fut un lapsus. Il est établi autre part dans ces papiers que la demeure de Curufin et Celegorm se situait sur une petite colline au coin S.E. de la Passe d'Aglond, et sur la photocopie de la carte Curufin est entouré d'un cercle sur le point le plus à l'ouest des hauteurs moins élevées près de la Colline de Himring (p. 331, carré D 11). - La forme Aglond apparaît dans la discussion sur les mobiles de Celegorm et Curufin. Sur la carte le nom est écrit Aglon(d, que j'ai maintenu tel quel dans mon nouveau dessin (V. 409) de la carte tel que j'ai l'ai fait et annoté au départ, croyant que la variante lond était un élément originel. Bien qu'il semble que ce soit le cas, il est possible que le (d n'ait été ajouté que bien après.
4 Mon père nota ici « En dépit de ce qu'Eöl dit, il n'avait en fait pas été habité par les Sindar avant la venue des Noldor » ; et également que le nom « plaine-froide » venait du fait qu'elle « était plus élevée en son centre et ressentait souvent les airs glacials septentrionaux passant à travers l'Aglon. Il n'y avait pas d'arbres à part dans sa partie méridionale, près des rivières. » À un autre endroit il est dit que « Himlad s'élevait en son centre en une région montagneuse grandissante (quelques 300 pieds de haut à son plus haut sommet). »
5 Pour la première occurence de Dor Dínen (épelé ainsi, comme sur la carte, et pas Dor Dhínen) voir p. 194.
6 La carte d'origine ne comportait pas de traversée de l'Aros quand la photocopie fut faite. Le mot Gué fut rajouté après que Gué de l'Aros fut introduit sur la photocopie, ou au même moment.
7 Le nom Iant Iaur fut adopté dans Le Silmarillion en se basant sur ce texte, à la fois sur la carte et dans la mention du « pont de pierre d'Iant Iaur » dans le Chapitre 14, Les Royaumes de Beleriand, p. 121 (pour le passage originel voir p. 194).
8 Les chutes du Gelion en-dessous de Sarn Athrad n'ont jamais été mentionnées auparavant, et en effet, dans le chapitre 9 du QS Les Royaumes de Beleriand (V. 262-3, § 113 ; Le Silmarillion p. 122) leur existence est niée : « la vallée du Gelion descendait tranquillement vers le Sud sans que son cours fût barré de chutes ou de rapides ».
9 Sur une autre page, les noms suivants sont proposés pour remplacer Sarn Athrad : « Athrad i-Nogoth [> Negyth] ou Athrad Dhaer, « Gué des Nains » ou « Grand Gué » ».
10 Le fait que la note (sur la carte d'origine (p. 191)), disant que les noms Celon et Gelion devaient être changés porte (tout comme l'ajout de Dor-na-Daerachas, p. 187, §30) le nombre « 71 », signifiant de façon claire l'année 1971, suggère que tout ce travail tardif concernant Maeglin fut efféctué cette année-là. Mon père mourut deux ans plus tard.
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MessagePosté le: 28 Juil 2007 15:23     Sujet du message: Répondre en citant

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