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Description du personnage Elilena Nah Lendah

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EcceAngelo

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MessagePosté le: 15 Jan 2004 10:46     Sujet du message: Description du personnage Elilena Nah Lendah Répondre en citant

Ah, tiens, un vrai perso d'AD&D2. Très content

J'ai certes pris quelques libertés avec les Royaumes, mais bon... Clin d'oeil

----------

Elilena Nah Lendah (1)

Nashasah Nah Lendah, le puissant mage Elfe, fouillait la grande bibliothèque de la forteresse Al Nashrah, à la recherche des enseignements des anciens mages l'ayant précédé ici-bas...

Il avait été convié à Nashrah, la capitale du Royaume elfique de Sissanh
Asharam, dans la partie orientale des Royaumes, par le roi Arh Kantorin, afin de trouver une solution rapide à l'avancée insistante des peuplades orques de l'Est, qui étaient déjà aux portes du Royaume. Pour ce faire, il avait reçu l'autorisation du roi de consulter sa bibliothèque, une des plus prestigieuses des Royaumes elfiques de l'Est. Et il ne s'en privait pas...

Ce fut lors de ces recherches fort fructueuses qu'il fut contacté pour un autre problème, plus grave encore, sans doute, et certainement plus pressant, par l'Archimage Elminster. Car il est de notoriété publique que quand Elminster a des ennuis, ce ne sont jamais des broutilles.

Nahlen fut donc obligé de remettre à plus tard ses recherches, à grand
regret, ainsi que le problème du roi Arh Kantorin, pour se rendre au plus vite auprès d'Elminster. Tant pis pour les sortilèges, et pour les orques.

Il retrouva facilement Elminster : à quelques royaumes de là, la contrée de Rochtenburg était maintenant en cendres. Ce ne pouvait être que lui,
indirectement. En effet, l'appel provenait bien du centre de cette contrée, à savoir de la Tour de Korâm. Celle-ci était assiégée par des armées orques et gnolles, qui allaient s'écraser par milliers contre le pied de la forteresse, qui ne tenait encore que grâce aux foudres d'Elminster, qui la défendait du haut des terrasses. Mais le plus terrible les attendait encore : de monstrueux Spectateurs encerclaient la tour, et observaient passivement les combats, guettant le moindre signe de faiblesse de
l'archimage pour entrer en action.

Elminster contacta Nahlen : ces monstres - ou plutôt leur mystérieux maître - avait eu vent de la découverte dans les caves de la forteresse d'un Portail, et voulaient, bien évidemment, en prendre possession. Il a donc fait appel à Nahlen pour ses qualités exceptionnelles d'invocateur, afin - car il est incapable de tout faire lui-même au même moment - de profiter du Portail pour mettre à mal les armées monstrueuses et les contraindre à fuir.

Nashasah Nah Lendah avait bien compris ce que voulait l'Archimage
millénaire. Il se campa sur une colline un peu à l'écart, et se concentra afin de localiser le portail dans les tréfonds de la citadelle. Quand il fut sûr de son coup, il employa toute sa puissance à forcer l'ouverture du Portail, qui finit par céder, accompagné d'un craquement assourdissant et d'une aussi puissante que brève déchirure dans la magie de l'endroit. La Tour trembla sur ses bases, tandis qu'une créature qu'il ne pouvait voir, mais s'imaginait monstrueusement grande se déchaînait dans l'enceinte de la forteresse. Il concentra ensuite tous ses efforts à guider tant bien que mal la créature invisible à ses yeux vers l'extérieur, tandis qu'il
sentait ses forces s'échapper de son corps. A un point tel qu'il finit par perdre conscience, déchiré à l'intérieur de lui-même. «!Sassiah... et Lenna...!» pensa-t-il une dernière fois...

La créature déboucha sur l'extérieur, arrachant sur son passage une partie de la citadelle. Elminster fit cesser son avalanche de foudres pour se concentrer sur la protection des occupants du lieu.

La nouvelle recrue ressemblait à un croisement entre un Dragon et une
immense Harpie : son allure générale était celle d'un Dragon, mais elle était recouverte de plumes allant de l'or au fauve, et était munie des ailes et des serres de la Harpie. Sa face convulsée de rage pointait hargneusement vers les Spectateurs qui sentaient le vent tourner, alors que sa gueule dévoilant des crocs immondes et suintant une bave gluante hurlait et crachait le feu sur les êtres minuscules qui se ruaient désespérément contre son énorme corps.

Mais la créature était, contrairement à toutes les attentes, très maladroite, et fut finalement submergée par les Spectateurs, qui y allaient de toute leur puissance magique. Soudain, la créature sanglante aperçut sur la colline son ultime moyen de vaincre : l'Elfe Nahlen. Elle fondit rageusement sur celui-ci, et, comme par une mue répugnante, s'extirpa du corps qu'elle possédait, qui sembla se rétracter jusqu'à disparaître, pour entrer dans celui de l'Elfe, qui se déforma, s'écartela jusqu'au bout de lui-même, pour finalement décupler de volume et ne plus ressembler qu'à une immense masse de chair vaguement humanoïde à moitié aussi haute que la citadelle.

La créature, grâce à ce nouveau corps, même si elle n'était plus capable des mêmes prouesses physiques - tout est relatif -, pouvait maintenant faire usage de la magie, et n'hésita pas un seul instant à en tirer parti. Entre conjuration et pugilat, la créature n'eut aucun mal à renvoyer les armées «!monstrueuses!» dans le néant...

Quand les combats furent terminés, faute de participants, la créature retourna s'engouffrer dans le Portail d'où elle était venue.
Les Orques et autres Gnolls avaient été mis en déroute, mais à quel prix...

Elminster et les mages survivants se rendirent sur les lieux où avait péri leur compagnon d'infortune, Nashasah Nah Lendah. Sur place, il découvrirent à la place du corps possédé maintenant par la créature issue du Portail, une sorte de gros poussin de deux mètres, couché par terre et couvert de blessures. Avec autant de force vitale qu'aurait dû en avoir l'Elfe après son sort. En souvenir de l'invocateur, ils guérirent la bête, qui «!remplaçait!» un peu, maintenant, leur compagnon.
Le plus dur, pour Elminster, fut encore d'annoncer cela à sa femme, Sassiah...

Et pour leur fille ! Comment la petite, qui jouait dehors avec le gros poussin jaune pouvait-elle se douter que sa mère pleurait, à l'intérieur, face à l'Archimage Elminster, qui lui tendait sans mot dire l'épée ciselée de son mari défunt...

Douze ans plus tard, Sassiah pouvait mourir tranquille : elle avait su élever sa fille en évitant soigneusement de jamais susciter chez elle une idée de vengeance, en la tenant à l'écart de tous ceux qui auraient pu lui parler avec trop de fougue de la mort horrible de son père. Comme celui-ci l'avait voulu, la petite Elilena Nah Lendah grandit dans la forêt, parmi les arbres et les cerfs, n'ayant de contact avec les villages de la lisière que par intermittence, le temps durant quelques jours de s'approvisionner... Elle fut élevée dans le respect de la nature, et surtout, dans les valeurs sûres du Bien.

Seulement, maintenant que sa mère n'est plus, maintenant qu'elle est assez grande pour vivre seule, à quinze ans, Lenna doit apprendre à se débrouiller. Sachant se battre, et monter son Boco, elle commence à découvrir le monde, et à gagner sa croûte grâce à son épée... et à sa dague (noire) : celle qu'Elminster avait donné à sa mère à l'époque, pour lui témoigner son soutien, qui, disait-il, ne serait jamais aussi important pour elle que celui de Nahlen, mais lui serait toujours acquis, ainsi qu'à sa fille (cependant celle-ci ne connaît Elminster que de nom, étant trop
jeune à l'époque).

Caractère :

Lenna n'a pas connu son père ; cependant, elle sait que cet homme représentait pour sa mère la perfection. Elle a donc été élevée dans le respect de l'absolu qu'était son père : un guide immatériel et inaccessible. C'est pourquoi elle adore le bleu et l'or: par association d'idée, ils représentent l'Immatériel et le Beau si chers aux Elfes. Elle est elle-même coincée entre les humains, c'est-à-dire sa mère, et les Elfes, dont elle possède un peu de la perfection (elle est plus fine, plus sensible et plus jolie qu'une simple humaine). Elle est donc censée (d'après sa mère, qu'elle approuve) faire respecter et incarner ces valeurs que les humains ne respectent pas et que les Elfes considèrent comme acquis. Elle est ainsi comme une humaine qui tendrait à devenir Elfe. De même, elle déteste les Gobelins, car elle a souvent eu affaire dans sa jeunesse à cette race pourrie qui ne respecte rien et détruit tout (sa mère a bien évité de lui inculquer une haine particulière des orques, car de là à la vengeance, il n'y a qu'un pas (elle ne veut pas perdre sa fille dans une
vengeance qui ne lui rendra jamais son mari)).

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EcceAngelo

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MessagePosté le: 15 Jan 2004 10:50     Sujet du message: Répondre en citant

Elilena Nah Lendah (2)


Sassiah...
Sassiah ! C'est fini ; laisse-le !


Dans l'arène, la guerrière blonde se redressa, droite et fière comme elle pouvait maintenant l'être. L'homme gisait à ses pieds, dans le sable imbibé de son sang et de celui de la gladiatrice. Elle était bien moins imposante ainsi, cette masse de muscle qui pesait maintenant de tout son poids dans la poussière du sol.

Par endroits, du sable était plaqué sur son corps, mêlé au sang et la sueur ; elle avait mal, mais elle était sereine, apaisée. Son boulot était terminé. Le public hurlait de tous côtés, s'empoignait, la portait en ovation et huait son adversaire mort. Son entraîneur était satisfait : elle avait une fois de plus gagné, et ils auraient maintenant de quoi vivre pendant plusieurs mois sans problèmes.

Elle resta encore dans l'arène pendant un moment. Fille des sables, c'est là qu'elle se sentait le mieux. Elle n'avait pas connu ses parents, mais avait toujours vécu dans le désert, passant d'une caravane à l'autre avec Baldum, le marchand qui l'avait recueillie. Ce gros bonhomme, bon vivant, l'avait élevée comme sa fille, jusqu'au jour où elle décida de tenter sa chance hors de la caravane, en compagnie d'un jeune homme nommé Ramh. Elle avait mené avec lui une vie de gladiateur pendant quelques années, puis Ramh était mort. Et voilà où elle en est maintenant : dans le sable d'une arène clandestine d'Eauprofonde, au fond d'une cave, le cadavre d'un homme gisant à ses pieds...

Elle sentit des bras forts lui entourer les épaules paternellement. Jorund... Elle tourna la tête vers son entraîneur, qui l'incitait à sortir de cette cave puante.

- C'est fini, Sassiah. Range-moi ces bâtons et viens. Ça va aller, tu vas voir...

Sur ce, la jeune femme secoua vivement la tête, pour reprendre ses esprits, et le précéda à l'extérieur en rangeant ses Singing Sticks entachés de sang dans sa ceinture. Elle avait regagné sa vivacité.

- C'était du bon travail, ma fille ! Mais je persiste à croire que tu aurais quand même eu plus facile avec des da... Ouch! Qu'est-ce...?

La jeune femme s'était arrêtée net en haut de l'escalier.

- Tu as entendu ?
- Quoi ça ?
- Un cri. Je suis sûre que j'ai entendu un cri. A droite, dans les ruelles...
- Laisse, ce ne sont pas nos affaires. Et puis tu es blessée... lança-t-il à la jeune femme qui s'approchait déjà comme un chat des ruelles noires.
- Quelqu'un est peut-être en danger! Il faut qu'on aille voir.

Soudain, un éclair éblouissant illumina la nuit noire, accompagné d'un râle atroce.

- Vite ! Lança Sassiah à l'homme derrière elle, avant de s'encourir vers le quartier d'où ils provenaient.

Elle eut bien vite disparu aux yeux de Jorund, qui la suivait de loin en traînant la patte et en maugréant.

Au détour d'une ruelle, elle déboucha sur la petite place où devait se dérouler la scène. Arrivée là, elle s'arrêta net. Ce qu'elle voyait, elle ne pouvait pas y croire : des brigands armés de dagues et d'épées courtes se ruaient sur... un Dieu? Un Ange? Qu'était-ce? Il ne paraissait pas grand, était très svelte, et ses traits étaient d'une finesse... De ses longs doigts agiles, il lançait des éclairs sur ses assaillants trop nombreux pour qu'il puisse résister longtemps. Ceux-ci tentaient de le transpercer de leur lame, mais ses yeux bleu pâle voyaient venir toutes les attaques, et il les évitait de par son agilité inouïe, ses longs cheveux blancs dévoilant par instant ses fines oreilles pointues... Mais les brigands étaient trop nombreux.

Sassiah bondit par-dessus le cadavre calciné qui bloquait l'entrée de la ruelle, se lança sur les voleurs, et porta ses mains à sa ceinture. Elle hésita un instant, puis choisit de dégainer ses dagues. Malgré la gêne causée par les plaques de sable collé à sa peau, elle réussit à éviter l'attaque d'un premier voleur qui la chargeait, tandis que le magicien en grillait un autre en se retournant subitement. La gladiatrice enfonça sa dague dans le coeur du voleur qu'elle évitait, tout en repartant vers le... dieu? Celui-ci, l'ayant aperçue, se concentra sur les brigands qui se trouvaient dans sa direction, tout en avançant vers elle, pour profiter au plus tôt de son aide. Elle égorgea deux voleurs, alors qu'il bondissait dans son sens en évitant une lame sifflant à ses oreilles. Ainsi, ils se retrouvèrent dos à dos. De cette manière, elle lacérait les gorges et les poitrines des brigands les plus proches, tandis que lui jetait des éclairs sur les plus éloignés. De telle sorte qu'au bout de quelques minutes de sang et de sueur, plus aucun assaillant ne tenait encore debout. Harassée et chancelante, elle se laissa tomber à terre, assise sur les pavés, pendant que lui faisait quelques pas pour aller s'adosser à un mur.

- Merci, dit l'homme à son attention. Merci de votre aide : sans vous, je n'aurais pas tenu, jolie demoiselle.

Elle se rendit compte qu'il avait une voix extrêmement mélodieuse... Elle tenta de se relever, mais n'y parvint pas : deux combats à mort en une seule journée, c'était trop pour elle.

- Ne bougez pas, dit le mage en s'approchant : vous m'avez sauvé la vie, et je ne voudrais pas qu'il vous arrive malheur maintenant.

Il se baissa et la prit délicatement dans ses bras. Il se dirigea ensuite vers la ruelle d'où elle venait, tandis qu'elle le remerciait dans un souffle avant de perdre conscience...


Quand Sassiah se réveilla, elle n'avait plus mal nulle part. Elle se trouvait dans un grand lit blanc, au milieu d'une chambre somptueuse emplie de l'air si doux de la mer. Seul, de temps à autres, le bruit léger du vent ou le cri d'une mouette arrivait à briser le silence. Ses plaies avaient été lavées, et elle était habillée d'une très belle robe de nuit en satin.

- Ah, l'oiseau s'éveille enfin... Comment vous sentez-vous?

L'Ange se leva du fauteuil où il était installé. Il n'avait visiblement pas beaucoup dormi.

- Très bien, merci beaucoup, dit-elle en tournant son regard vers lui.

Elle regarda autour d'elle.

- Où suis-je? C'est un endroit superbe, ici! C'est ici que vous habitez? demanda-t-elle en se levant dignement.

Elle se dirigea vers la fenêtre, admira un instant Eauprofonde vue du haut du Quartier de la Mer, puis revint vers lui. Elle lui prit les mains, et le remercia pour tout ce qu'il avait fait pour elle, respectueusement. Puis, le regardant dans les yeux, elle demanda son nom à son Ange.

- Nahshasah Nah Lendah, mage Elfe. Et celui de ma sauveuse?

- ...Ainsi vous êtes un Elfe ...

Elle ajouta, après un silence :

- Je suis Sassiah, Fille des Vents. Véritablement enchantée...
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MessagePosté le: 15 Jan 2004 10:54     Sujet du message: Répondre en citant

Elilena Nah Lendah (3)

Tu ne tueras jamais d'humains, Elilena. Juste des animaux, ou des créatures, et seulement quand c'est nécessaire.

- Oui, oui, répondit la petite, qui trépignait d'impatience.
- Promets-le, sinon je ne t'apprends pas à te battre.

La petite fille aux cheveux roux regarda ses pieds, contrariée, hésitante.

- J'attends. Tu ne veux pas savoir te battre comme maman?

La femme lui faisait face, campée sévèrement sur ses deux jambes. Son fin visage entouré de cheveux blonds délicatement coiffés dissimulait mal une certaine douceur. Elle ne paraissait pas aussi dure qu'elle l'aurait voulu...

- C'est bon, je te promets. Apprends-moi...
- OK. Va me chercher deux bâtons bien droits dans la forêt : je vais te faire des épées.
- Tout de suite, chef! Fit la petite, toute excitée, avec un simulacre de salut militaire.

Ensuite, elle partit dans le bois en trottant, pendant que sa mère réfléchissait aux conséquences de ce qu'elle allait lui enseigner.

- MAMAN! MAMAN! Je les ai, regarde! Elles sont belles, non?

La jeune Elilena surgit du bois, brandissant fièrement deux belles branches presque aussi grandes qu'elle. La Fille des Sables s'avança vers la gamine en souriant, et la prit dans ses bras, pour l'emmener dans la hutte.

- Oui, elles sont belles... Viens, je vais te les tailler.

Pendant que sa mère taillait les bouts de bois dans le fond de la cabane,la petite fille était retournée dans l'entrée. Elle rêvait déjà en admirant les lames de sa mère, posées contre le mur...

- Regarde, Lenna : j'ai fini, annonça-t-elle en pénétrant dans le hall. Elle tenait à dans ses mains deux petites et fines épées de bois, à la garde garnie de fleurs.

- Ouaah! Elles sont jolies!.. s'exclama la fillette de cinq ans en prenant ses « armes ». J'ai hâte de les essayer! On y va, maman, on y va?
- Oui, ma fille, on y va, dit la mère en souriant, se laissant entraîner par sa fille à l'extérieur... Mais rappelle-toi toujours ce que je t'ai dit!

*


L'auberge était pleine de monde. Il y régnait un brouhaha incessant, et ses tons ocres étaient rendus encore plus flous par la fumée omniprésente des pipes et des flambeaux. Dans le fond, une femme aux habits de cuir drapés de bleu discutait avec un petit homme chauve. La droiture de la jeune femme contrastait avec l'énervement évident du gros.

- Non, désolée, je ne tue pas d'hommes. C'est contre mes principes. Adressez-vous à quelqu'un d'autre.

L'homme ventripotent se détourna d'elle en maugréant, visiblement déçu.

Elilena Nah Lendah passa une main déliée dans ses cheveux roux, puis se dirigea vers le panneau couvert de parchemins qui se trouvait à droite du comptoir. Pas d'annonce pour elle cette fois-ci. Tant pis.

Elle avala encore quelques goulées de sa chope au comptoir, essuya délicatement d'un revers de main la mousse sur ses lèvres, et sortit. Non sans avoir déposé une pièce d'or à côté son bock, pour l'aubergiste. Méticuleuse, comme toujours.

Dehors, elle fut éblouie par la lumière du soleil ; elle leva la main à son front, plissa les yeux, et sourit devant la belle journée qui s'annonçait...

Elle prit à gauche, devant l'auberge, vers la grange où l'attendait son Boco. Sur la Grand-rue, des enfants s'ébattaient joyeusement.

- Moi je suis Elminster, et je te foudroie, criait un petit garçon, debout sur une caisse, à un autre qui se trouvait assis à terre, une écuelle sur la tête et un bâton dans la main.
- Et moi je suis la Simbule, et Elminster fait tout ce que je veux! ajouta une fillette qui faisait mine, à quelques pas de là, de jeter des éclairs sur le pauvre chevalier.

Elminster... A entendre ce nom, Lenna s'arrêta doucement, les yeux dans le vague, tournée vers les petits galopins ; une plaie s'était rouverte, dans sa mémoire. Elle avait quinze ans, à l'époque...

*


Lè... Lenna...
Oui, mère?...


Elilena veillait sa mère depuis plusieurs semaines déjà. Celle-ci avait de mauvaises fièvres, et était alitée depuis trop longtemps. Elle sentait bien qu'elle n'en avait plus pour longtemps.

- Lenna... Re... Regarde sous le lit. Il doit y avoir une étoffe roulée...

La jeune fille poussa sa chaise, se mit à genoux, et chercha à tâtons ce dont parlait sa mère. Elle se releva avec un paquet.

- Ceci, mère?
- Oui... Ouvre-le, lui répondit la femme au visage émacié.

Elilena s'exécuta, et découvrit, bien emballées dans le fin tissu, une superbe épée à la longue lame blanche délicatement ciselée, et une dague noire sculptée d'un seul morceau.

- C'est la lame de ton père, Nashasah Nah Lendah. C'est... C'est une épée elfique, comme tu le vois. Et la dague... est celle... d'Elminster Aumar d'Athalantar, l'Archimage légendaire des Royaumes. Il était un... grand ami de... de ton père, et m'a... remis cette dague en... même temps que l'épée... de ton défunt père, comme maigre... témoignage de son soutien. Elles sont à toi, maintenant que je ne suis plus...
- Ne dis pas des choses pareilles, mère! Lui lança Lenna, sentant les sanglots la prendre à la gorge. tu ne peux pas mourir!...

La malade continua, ignorant la dernière remarque de la jeune femme.

... Fais en bon usage, ma fille. Défends... toujours le bien, comme ton père l'aurait voulu. Et puis... brûle... ses grimoires, afin que personne... ne puisse les utiliser à... à mauvais escient... Adieu, Fille d'Elfe...? Non, mère!... Pas maintenant, tu ne peux pas!... J'ai encore besoin de toi...

Elilena Nah Lendah s'effondra en larmes contre le sein de sa pauvre mère, qui lui glissa une dernière fois sa main dans les cheveux.

Et surtout, Elilena... Ne tue... jamais d'humains ; tu le regretterais toute ta vie... Comme ta mère...


Ce furent les derniers mots de Sassiah, avant que son âme ne parte retrouver les siens dans les sables du désert... Si loin...
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MessagePosté le: 18 Jan 2006 0:59     Sujet du message: Répondre en citant

Pour éviter de salir sa description, je vous invite à poster vos commentaires dans un autre topic Clin d'oeil



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